Les Panthers en survie

Les Panthers en survie


Par Le soleil de la Floride

Roberto Luongo avait permis aux siens de battre les Red Wings de Détroit, deux jours plus tôt. Samedi soir, il était tout aussi acrobatique devant des Bruins acharnés, qui ont dû se contenter d’un seul point au classement, s’inclinant 2-1 devant les Panthers en tir de barrage.

Luongo, qui avait raté six matchs, limitait l’adversaire à deux buts seulement en autant de rencontres.

En même temps, il permettait à son équipe de sortir des soins intensifs et de voir encore une petite lumière au bout du tunnel.

Les Panthers sont une véritable boîte à surprises depuis le début de la saison. Ils sont capables du meilleur comme du pire.

Depuis des semaines, on les croit à l’agonie à tout moment et chaque fois, ils ont un sursaut d’énergie.

Ce soir (mardi) ils entreprennent à Tampa, un voyage de cinq parties à l’étranger, au cours duquel ils s’arrêteront chez leurs pires ennemis en ce moment, Boston et Ottawa. Toronto et Montréal font partis du passage obligé avant leurs batailles contre les Leafs et le Canadien.

Plus la fin approche, plus la guerre en devient une de tranchés. Tout reste totalement imprévisible. Les Sénateurs sont sans conteste la formation de l’heure depuis leur victoire de 4-2 sur le Canadien le 18 février. À partir de là, ils ont remporté 14 victoires, subi une seule défaite en temps régulier et obtenu un point en prolongation.

Absolument extraordinaire ce réveil.

Yoyo

Les Panthers jouent du yoyo. Une seule fois cette saison ils ont réussi à remporter trois victoires en ligne. On comprend qu’ils soient dans une précarité perpétuelle.

Après leur triomphe in extremis samedi devant les Bruins, Jonathan Huberdeau, meilleur marqueur des siens avec Nick Bjugstad, jurait que son groupe n’attendrait pas à l’an prochain pour prendre part aux séries éliminatoires.

« Ce sera cette année. Nous ne sommes pas dans une situation pour nous mettre à penser à ce que sera notre équipe la saison prochaine. Nous allons nous défoncer pour devancer les Bruins et les Sénateurs. Il n’y a qu’une seule façon d’y arriver et c’est de gagner nos matchs. Nous venons encore une fois de prouver que nous pouvons battre toutes les équipes de la Ligue avec ces victoires sur Détroit et Boston », dit-Il

Brandon Perri, ce petit joueur obtenu dans un échange avec les Hawks de Chicago, est devenu la bougie d’allumage des siens en offensive. Avec ces 14 buts marqués à ses 18 derniers matchs, il a donné plusieurs victoires à son équipe.

Il a été le seul marqueur lors de la séance de tirs de barrage samedi. Ce but ne compte pas à sa fiche mais il était plus important que tous les autres.

Son entraineur compte vraiment sur lui pour le dernier droit.

Le retour de Roberto Luongo était une nécessité si cette équipe voulait conserver ses chances de s’emparer du huitième rang, dernière porte d’entrée pour les éliminatoires.

Avec dix parties encore à jouer, tout reste possible. Luongo ne pourra se permettre la moindre bavure. Il devra jouer tous les matchs qui restent au calendrier.

« Nous n’avons pas encore discuté de cela », dit-il en parlant de son entraineur Gerard Gallant.

« Nous verrons tout cela en temps et lieu. Mais je suis prêt ».

Il est évident qu’il sera de tous ces rendez-vous.

La semaine dernière cette équipe était sous respirateur artificiel. En ce moment son pouls est un peu plus régulier.

Personne ne peut présumer du prochain diagnostic.

Sa survie ne dépend plus maintenant que de sa capacité à garder la cadence.

À VENIR
(Avant le match Ottawa-San Jose lundi)

Boston 9 84
Ottawa 11 83
Floride 10 80