Les Panthers survivront-ils ici? Où se situe l’avenir des Panthers de la Floride?

Les Panthers survivront-ils ici? Où se situe l’avenir des Panthers de la Floride?


Par Le soleil de la Floride

Après la surprenante saison que cette équipe vient de connaitre, il y a de quoi s’inquiéter devant le désintéressement des amateurs de hockey d’ici, s’il en reste.

 

Les milliers de bancs vides au BB&T Center, tout au long de la saison, soulèvent bien plus que l’inquiétude.

Ce manque d’intérêt se transforme en une sérieuse menace de voir cette formation, en nette progression, plier bagage pour des cieux moins grisâtres.

La bataille des Panthers pour atteindre les éliminatoires a pris fin seulement au 79ème match du calendrier. Pourtant cette lutte effrénée n’a pas permis de garnir, ne serait-ce que quelque peu, les gradins.

C’était désolant à certains moments, surtout compte tenu des chances de l’équipe de poursuivre ses activités au-delà du 11 avril.

Malgré ce triste décor dans l’amphithéâtre, les joueurs multipliaient les efforts acharnés pour toucher l’objectif. Ils refusaient carrément de ralentir.

Que leur saison ait pris fin samedi, n’enlève rien à la volonté et au travail acharné de cette bande de jeunots, pour la plupart.

Les convertis ont de quoi se décourager d’être si peu nombreux à tenir à leurs Panthers. Surtout devant la soif de certaines villes, comme Las Vegas et Québec, d’amener une formation de la Ligue nationale dans leur patelin.

Compte tenu de son talent en réserve et des promesses d’avenir, pas de doute que l’équipe de la Floride serait un cadeau inespéré pour quiconque.

Un tel héritage pour n’importe lequel des quémandeurs qui cogne à la porte de Gary Bettman, serait un don du ciel.

Les Panthers avec tant de jeunes talents, trôneront d’ici deux ans parmi les meilleurs. En raison du bas âge d’une quinzaine de joueurs, leurs succès seront durables. Ailleurs, une telle équipe se produirait devant un édifice rempli à capacité.

Des mécènes?

Les nouveaux propriétaires peuvent toujours jurer que les Panthers sont ici pour y rester. N’empêche qu’ils sont des hommes d’affaires avant d’être des amoureux du hockey, quelque soit leur appartenance à ce sport.

Puis un déménagement ne signifie pas une vente de son bien. Si ces Newyorkais administrent leur équipe en Floride, ils peuvent tout autant le faire dans une autre ville de l’Amérique du Nord.

Sauf que le climat ne serait pas aussi agréable. Triste à dire, mais cette température tant appréciée contribuent sûrement à éloigner les amateurs.

Pour ses investisseurs, les Panthers sont devenus un véritable gouffre sans fond. L’hémorragie financière ne semble pas vouloir s’arrêter.

Un bon matin, malgré leur fortune, ces mécènes se lasseront de voir l’une de leurs entreprises avaler des déficits de 30 millions de dollars années après années.

Ils se battent comme des diables dans l’eau bénite pour tenir le coup, tout cela en attente aussi d’une décision du comté de Broward à savoir si on les accommodera avec des termes plus avantageux d’un bail étouffant.

Recensement raté

Les Panthers viennent de rater une incroyable occasion de tâter le pouls des amateurs de hockey du Sud de la Floride.

Une participation aux éliminatoires aurait été l’instrument nécessaire pour faire le véritable recensement des vrais amateurs.

Malheureusement, il faudra attendre à l’an prochain pour que ce baromètre précise la tendance.

Le repêchage de la Ligue nationale aura lieu ici, au BB&T Center, en juin prochain. Cet événement marquant se veut une police d’assurance pour la survie des Panthers. Gary Bettman ne laisserait jamais partir une équipe qui vient d’être l’hôte privilégié de la planète hockey entière.

Les plus inquiets peuvent compter sur ce moment le plus couru dans la LNH après les séries de la Coupe Stanley, pour calmer leur angoisse.

N’empêche que les hommes de hockey de Sunrise savent très bien que la prochaine saison décidera du domicile de leur équipe.

Les Panthers ne pourront plus trainer dans le deuxième peloton, comme c’est le cas depuis trop d’années. Ils devront s’agripper au premier de façon à ne laisser aucun doute sur la fin du calendrier.

Dale Tallon a fait un travail colossal dans la reconstruction de cette équipe. Il sait qui il ajoutera à son groupe pour s’éloigner de ce marécage dans lequel les Panthers s’engouffrent chaque saison.

Il amènera d’autres jeunes ici. Mais pour sortir de son marasme, il lui faudra faire plus. L’étape de la jeunesse a fait sa part. Les amateurs ne veulent plus attendre ce processus qui doit faire son temps.

Tallon a fait le plein de jeunes talents. Il devra se résoudre à céder l’un d’entre eux à une organisation, qui repart à zéro, en retour d’un autre vrai marqueur.

Une telle décision lui demandera de trahir sa propre philosophie.

À moins que pour une troisième fois dans sa carrière de directeur gérant, il remporte la loterie lui assurant le premier choix du prochain repêchage et ainsi de mettre la main sur la future grande vedette de ce sport, Connor McDavid.

Un tel miracle permettrait la vente de tous les abonnements de saison en moins de 48 heures.

Mais il ne faut pas rêver en couleur. Encore moins croire au miracle.

Le petit Jésus ne s’occupe sûrement pas de hockey!

Les Panthers n’ont plus le choix. Leur survie dans l’endroit idéal de l’Amérique du Nord nécessitera un début de saison à la hauteur d’une équipe de haut niveau.

Autrement, la saison 2015-2016 sera la marche vers un endroit encore inconnu.