Les Panthers toujours vivants


Par Le soleil de la Floride

Les Panthers refusent de mourir. Ils ont la couenne dure.

Ils viennent de récolter neuf points sur une possibilité de 12. Malgré cette excellente performance, dont des victoires sur les Bruins et les Sénateurs, leurs rivaux du moment, ils tirent encore de l’arrière par quatre points derrière Boston.

Samedi, leur indiscipline et la complicité des arbitres les a peut-être empêché de se sauver avec la victoire devant le Canadien, qui lui, trône au sommet.

Le lendemain à Ottawa, ils ont devancé les Sénateurs.

Les Sénateurs, qui depuis six semaines formaient la meilleure équipe de la Ligue, viennent de flancher en se contentant d’un seul point sur six.

Pendant ce temps, les Bruins reprenaient le huitième rang temporairement laissé aux Sénateurs, en arrachant quatre points sur six.

Les Panthers faisaient encore mieux avec des victoires sur Toronto et Ottawa et une nulle à Montréal.

Ces mêmes Panthers se mettront à la quête, dès ce soir (mardi), des quatre points qui les distancent de la huitième place puisqu’ils seront à Boston.

La bataille se poursuivra sur deux fronts, les Sénateurs s’arrêtant à Détroit.

Après leur match d’hier soir, les Panthers viendront terminer leur saison en disputant leurs cinq derniers matchs à domicile, face à la Caroline, Tampa, le Canadien, Boston et le New Jersey.

Le calvaire

Rien ne sera facile. Ni pour la Floride, pas plus pour les Sénateurs et les Bruins.

Après cet arrêt à Détroit, Ottawa, qui a un match de plus à jouer que ses deux rivaux, devra se rendre à Toronto, New York et Philadelphie puis accueillir le Lightining, les Capitals et les Penguins.

Les Bruins, eux, terminent la saison avec quatre de ses six parties à l’étranger.

Ils reçoivent les Panthers ce soir (mardi) dans un match de quatre points, et les Leafs les visiteront aussi. Ils ne l’auront pas facile sur la route à Détroit, Washington, Sunrise et Tampa.

Sur la route, les Bruins ont une fiche de 16 victoires, 15 défaites et sept points accumulés lors de revers en prolongation ou en tirs de barrage.

À la maison les Panthers ont un dossier de 18 victoires, 11 défaites en temps régulier et sept revers en prolongation ou en tirs de barrage.

Jusqu’ici ils ont pris part à 46 matchs qui se sont terminés par la marge d’un point. De ces 46 rencontres, ils en ont perdu 26. Ils devront montrer de meilleures performances dans cette situation s’ils veulent survivre.

Ils ne seront pas sortis de l’auberge parce qu’ils reviennent à domicile jeudi pour croiser les Hurricanes.

La commande sera lourde puisque les hommes de Gerard Gallant joueront trois fois en quatre soirs. Après la Caroline, jeudi, ce sera Tampa samedi et Montréal, 18 heures plus tard, l’affrontement ayant lieu dimanche, en fin d’après-midi.

Combler quatre points avec six matchs à jouer ce n’est pas de la tarte. Les Panthers jouent comme des déchainés. Si la situation est compliquée pour eux, la solution est entre leurs mains.

Facile à dire, plus ardue à faire. Les Panthers ne peuvent se permettre de perdre un seul point d’ici la fin. Toute une commande quand on sait que la plus longue série de victoires de cette équipe cette saison s’est arrêtée à trois.

Roberto Luongo a donné la frousse à ses coéquipiers dimanche parce qu’il n’a pu prendre sa place devant la cage en raison d’une légère blessure. Heureusement, Dan Ellis a livré la marchandise.

Mais d’ici la fin, Luongo n’aura droit à aucune bavure. Il devra jouer comme Carey Price. Rien de moins.

Durant ce temps, Jaromir Jagr, qui a vraiment revigoré cette attaque et permis à Jonathan Huberdeau et Aleksander Barkov d’émerger, aura un rôle primordial à jouer si les Panthers espèrent confondre tous les sceptiques.

Jagr joue du grand hockey. Huberdeau et Barkov suivent le pas. Ils forment le meilleur trio de l’équipe, Huberdeau récoltant les points à un rythme impressionnant et dominant la colonne des marqueurs des siens.

Puis, cette équipe devra éviter le banc des pénalités, ce qui leur a coûté cher au Centre Bell ou les arbitres ont tendance à lever le bras sans trop de retenu devant une foule démente.

Dimanche, Vincent Trocheck, coupable d’une infraction en prolongation samedi à Montréal, a récidivé à Ottawa permettant aux Sénateurs de revenir dans le match en troisième. Il devra calmer ses ardeurs, sinon Gallant interviendra.

Mais toute cette histoire des Panthers, voulant devenir des cendrillons, n’aura pas lieu si ce soir à Boston, ils ne renversent pas les Bruins.

S’ils réussissent, le suspense pourrait durer jusqu’à la fin.