Petit tour dans la LNH

Petit tour dans la LNH


Par Le soleil de la Floride

Le Canadien a eu chaud. Il est venu à bout des Sénateurs avec une victoire de 1-0 dans le sixième match, leur deuxième but ayant été marqué dans un filet désert.

Comme tout au cours de la saison, c’est la performance de Carey Price qui a causé cette défaite crève cœur aux Ontariens qui l’ont soumis à un barrage de 43 tirs.

À compter de la deuxième période, les Senateurs ont totalement dominé. Au deuxième tiers, ils ont limité le CH à trois maigres tirs pendant qu’ils bombardaient Price 16 fois. En troisième, ils en ont obtenu 14 contre 3.

Le Canadien a profité d’une incroyable bourde de l’arbitre Chris Lee qui, mal placé près de la cage du Tricolore, a sifflé un arrêt du jeu alors que Price n’était pas en contrôle de la rondelle que Gabriel Pageau a poussé dans le but.

Ce but refusé on en parlera ad nauseam.

Le déroulement de cette série ne démontre pas nettement que la meilleure équipe l’a remporté. Montréal a obtenu ses quatre victoires par la marge d’un point, dont deux fois en prolongation.

Au cours des quatre derniers matchs, le Tricolore n’a obtenu que quatre buts, à part celui dans un filet désert.

Au moment d’écrire ces lignes, on ne connait pas son prochain adversaire entre les Wings et le Lightning, qui s’affrontaient lundi soir à Détroit.

Au cours de la saison, Montréal n’a pas perdu une seule fois face aux Wings, tandis qu’ils ont encaissé la défaite quatre fois en cinq affrontements avec Tampa.

Avec une telle fiche, les Jos-Connaissant estiment que l’adversaire idéal pour le Canadien serait les Wings.

Mais ces mêmes Wings ont marqué 13 buts au cours des cinq premiers matchs contre le Lightning tandis que le gardien Petr Mrazek a été magistral à ses trois dernières sorties.

Quelque soit son prochain opposant, l’attaque du Canadien devra en donner davantage. Les deux premiers trios n’ont obtenu que cinq buts dans les six parties contre les Senateurs.

Ailleurs

Chose plutôt surprenante, sans tenir compte de la série Détroit-Tampa, une seule série dans ses huitièmes de finale s’est rendue à la limite. Seule la confrontation Islanders-Capitals aura nécessité sept parties pour déterminer le vainqueur couronné lundi soir.

La performance des Flames de Calgary est probablement celle qui emballe le plus les amateurs de hockey qui suivent d’autres équipes que le Canadien.

Leur triomphe en six matchs sur Vancouver a été couronné par une avalanche de 18 buts, dont une superbe remontée de 0-3 lors de la dernière confrontation qui s’est terminée 7-4.

L’acharnement démontré par les Flames ne laissait aucune chance aux Canucks. Johnny Gaudreau, candidat au trophée Calder pour la meilleure recrue de l’année, est devenu la véritable bougie d’allumage de son équipe. L’arrivée du jeune Sam Bennett, repêché en juin dernier, apporte une autre dimension à l’attaque des Flames, surtout qu’il se retrouve sur le même trio que Gaudreau.

Bob Hartley démontre qu’il est l’un des meilleurs entraîneurs de la Ligue nationale.

Les Flames ne remporteront pas la Coupe Stanley, mais cette équipe est définitivement sortie des bas-fonds du circuit et on n’a pas fini d’en entendre parler.

Pénible

Le travail des arbitres restent la plus grande plaie du circuit Bettman. L’inconstance des zèbres est à pleurer. À chacun des matchs qui se jouent, un ancien arbitre emprunte le rôle de superviseur sur la galerie de presse.

On ne sait pas ce que leur travail rapporte mais malheureusement, les performances des officiels semblent se détériorer plutôt que de s’améliorer.

Tristement il ne semble pas y avoir de remède pour corriger leur médiocrité.

La finale

La bataille pour atteindre la finale de la Coupe Stanley pourrait bien être beaucoup plus féroce dans la conférence de l’Ouest que dans l’Est.

Les Rangers de New York semble vraiment les favoris du côté de l’Atlantique tandis que dans celle du Pacifique, Anaheim, Chicago et Minnesota se livreront une véritable guerre.

Mais les Ducks devraient soulever la Coupe fin mai, début juin.

CAREY PRICE | PHOTO © JOSÉE POULIOT
CAREY PRICE | PHOTO © JOSÉE POULIOT