Pierre-Luc Dubois la force des Jackets

Pierre-Luc Dubois la force des Jackets


Par Le soleil de la Floride

Vingt ans, six pieds et trois et 210 livres, il a définitivement le physique de l’emploi.

Et il livre la marchandise au point ou son entraîneur le désigne comme le meilleur joueur de son équipe.
Pierre-Luc Dubois ne cesse de réjouir l’exigent John Tortorella qui ne distribue pas les compliments à la tonne.
« Quelles que soient les statistiques des autres joueurs de notre équipe, Pierre- Luc est sans le moindre doute le meilleur joueur de notre formation » dit-il.

Samedi soir, lors du passage des Blue Jackets de Columbus à Sunrise, le grand centre de Ste-Agathe des Monts a pavé la voie de la victoire des siens en offrant une savante passe à Seth Jones qui a marqué le but vainqueur en prolongation. C’était son 37ème point en 41 matchs. Son directeur gérant finlandais, Jarmo Kekäläinen, se félicite encore d’avoir préféré Pierre-Luc comme troisième choix du repêchage 2016.

À savoir s’il avait été surpris que les Blue Jackets le sélectionnent de préférence au finlandais Jesse Puljujärvi, Pierre-Luc répond: « Oui et non. On parlait beaucoup de Jesse mais d’une autre façon l’équipe montrait tellement d’intérêt à mon endroit que je n’ai pas été vraiment surpris. L’organisation gardait une relation constante avec moi en m’envoyant des courriels, en me téléphonant, en me soumettant un questionnaire sur quelle personne j’étais et surtout en m’invitant à venir visiter la ville avec toutes les délicatesses possibles ».

L’ascension de Pierre-Luc au sein du premier trio s’est faite plus rapidement que prévu. « Au début je ne jouais pas bien. Je ne connaissais pas vraiment mon rôle. J’ai donc décidé de cogner à la porte de mon entraîneur pour lui dire que je voulais que les choses changent pour moi ».
Tortorella n’est pas du genre à faire des détours.
« Il m’a dit que je ne jouais pas bien et que je n’aidais pas l’équipe. C’est quelque chose que je devais entendre. Cela m’a réveillé. Et il m’a du même coup dit que le lendemain je jouerais au centre en raison de la blessure d’Alexander Wennberg. Je lui ai dit que j’étais prêt puisque j’avais joué à cette position dans les rangs juniors. C’était un saut important, mais j’étais disposé à endosser ces responsabilités ». Depuis ce jour Pierre-Luc pivote le meilleur trio des Jackets entre Cam Atkinson et Artemi Panarin. « À partir de ce moment je me suis réveillé et j’ai commencé à mieux jouer », dit-il.

Tortorella
John Tortorella est reconnu comme un entraîneur exigeant qui ne donne aucun passe-droit. « J’ai une excellente relation avec lui. Si tu fais ton boulot il est très positif. On se parle souvent et j’ai fait plusieurs séances de vidéo en sa compagnie ».

« Lorsqu’il est arrivé ici je n’arrivais pas à lui sortir un mot de la bouche. Mais notre communication est excellente maintenant. Je veux le développer de la bonne manière. Il n’est pas au bout de ses ressources. Il n’a que 20 ans. Pierre-Luc sera un joueur dominant », insiste son entraîneur. « Je crois qu’à son premier camp d’entraînement il était dépassé par les événements. Il a bien progressé et Pierre-Luc est très fort mentalement. Je suis plus que satisfait de son évolution. Il affronte les meilleurs joueurs et il ne fait pas d’énormes erreurs », ajoute Tortorella.

Jusqu’ici il montre une fiche de 37 points dont 16 buts alors que son ailier Artemi Panarin en a accumulé 44 et Cam Atkinson 42.

Cette ligne d’attaque est la force de frappe des Jackets. On comprend son entraîneur de le qualifier de meilleur joueur de son équipe. Pierre-Luc en est à sa deuxième année de son contrat d’entrée dans la Ligue nationale à 925 000 $ annuellement. Au rythme où il va, il fera probablement faire un trou dans la banque des Blue Jackets dans deux ans.

Islanders
Les Islanders de New York semblent de plus en plus prêts à mêler les cartes dans la course aux places en séries éliminatoires.

Ils viennent d’enchaîner six victoires et n’ont subi qu’un revers à leurs 10 derniers matchs, ce qui les a menés à la première place des quatrièmes as devant Buffalo et Montréal dans la Conférence de l’Est. Leur gardien Robin Lehner est l’un des artisans de ces succès.

Max Domi
Max Domi est en panne sèche. Après avoir marqué 14 buts à ses 30 premières parties, il n’a plus touché la cible depuis le 9 décembre, soit au cours des 12 dernières rencontres du Canadien. Son coéquipier de trio Jonathan Drouin a marqué 13 fois en 42 matchs jusqu’ici.