Repêchage 2018 La course aux surdoués


Par Le soleil de la Floride

Plutôt de voir une porte s’ouvrir sur les prochaines séries, le Canadien et les Panthers se retrouvent dans le placard des décomptés.

Dans cette situation, on rêve plutôt au prochain repêchage des talentueux joueurs juniors qui composent la cuvée du repêchage de juin. Non ces équipes, pas plus que les autres dans le même bain, ne vont perdre volontairement pour améliorer leur position dans la chasse aux surdoués, qui feront le saut dans le grand circuit dès la saison prochaine ou dans les années suivantes.

S’il est impossible, avec encore environ une trentaine de matchs à disputer, de déterminer qui arrachera les places des équipes repêchées, pour se glisser dans le groupe des élus, il est autant imprévisible de qualifier le rang des exclus qui voudront accueillir dans leurs rangs le plus doué des joueurs juniors admissibles au repêchage du 22 juin. Les équipes de l’Arizona, de Buffalo et d’Ottawa sont à toute fin utile celles qui fermeront la marche dans cet ordre à la fin du calendrier. Ce n’est pas le cas des Panthers, Wings, Oilers, Canucks et le Canadien. Seulement deux points séparent ces équipes qui rêvent de mettre la main sur le défenseur suédois, Ramus Dahlin, qualifié de futur joueur de concession. Bien que les Coyotes de l’Arizona soient presqu’assurés de terminer au 31ème rang, cela ne leur confirme aucunement qu’ils seront les premiers à réclamer le joueur qu’ils ont dans la mire. Ils pourraient se retrouver au cinquième rang. Mais ils auront le plus de chances. La première équipe est donc favorite avec 18% et la 14ème avec 1% seulement.

Si le Canadien terminait quatrième avant dernier, il aurait 9,5% des chances. Les Panthers en terminant où ils sont, au huitième avant dernier, auraient 5.8% de possibilités. L’équipe gagnante est exclue du tirage que l’on répète. Le tirage a lieu durant les séries de fin de saison. La Ligue nationale a instauré ce système pour empêcher les équipes de se traîner les pieds pour finir dernier, dans le but de réclamer le meilleur joueur disponible. La loterie imposée donne la chance à chacune des équipes exclues des éliminatoires de parler en premier. Pour sélectionner les équipes qui gagneront à ce jeu, on insère dans la cage de verre des boules de 1 à 14. Quatre boules sont tirées, ce qui détermine les quatre équipes qui parleront en premier. Il existe 1001 combinaisons, ce qui fait que l’on peut s’attendre à plein de surprises. Par conséquent, l’équipe qui a récolté le moins de points durant la saison régulière n’est plus, depuis 2015, assurée d’obtenir l’un des premiers choix.

Les doués

Les recruteurs de la Ligue nationale et différents groupes spécialisés choisissent, 12 fois sur 14, Ramus Dahlin au premier rang. Tous croient que le Suédois pourra faire immédiatement le saut avec sa nouvelle formation. On le décrit comme un exceptionnel. Cette presqu’unanimité s’arrête là.

Tous ces dépisteurs préfèrent différents prospects pour les sélections suivantes. Andrei Svechnikov, considéré par deux spécialistes comme le premier choix, obtient l’attention de six recruteurs comme deuxième favori. Tous estiment que cet ailier droit de 6’ 2’’ et 190 livres sera un autre joueur dominant en raison de ses habiletés et son talent de marqueur.

Ce Russe montrait une fiche de 23 buts et 15 passes après ses 27 premiers matchs avec l’équipe de Barrie, dans la Ligue junior de l’Ontario.

Le Tchèque Filip Zadina vient au troisième rang. On dit de lui qu’il utilise son gabarit de 6’ et 200 livres pour attaquer le filet, qu’il est un marqueur naturel qui devrait lui aussi graduer dans le grand circuit dès l’an prochain.

Brady Tkatchuk, un joueur de centre Américain, de 6’ 2’’ et 200 livres, le fils de l’excellent Keith Tkachuk, et le défenseur Suédois droitier, Adam Boqvist, sont les deux autres joueurs préférés des recruteurs.

Si le Canadien de Montréal ne peut obtenir Dahlin, Svechnikov ou Zadina, en gagnant la quatrième boule du tirage, il toucherait leur cible avec Tkachuk ou Boqvist puisque, depuis le début de la saison, la nécessité d’un premier joueur de centre et d’un solide arrière est criante. En raison du chevauchement de la Floride, Détroit, Edmonton, Vancouver et Montréal, on peut donc multiplier en centaines les probabilités du rang qu’occuperont ces équipes le dernier jour de la présente saison. Le jeu de hasard qu’est une loterie réserve donc plein de surprises. Ce n’est que lorsque l’on procèdera aux quatre tirages que les équipes pourront finalement définir le choix du joueur qu’elles considèrent comme le meilleur élément pour elles. L’histoire du repêchage de la Ligue nationale a souvent démontré que la première ronde ne confirme pas toujours aux équipes que leur prise atteindra le statut de vedette. Plusieurs joueurs réclamés dans les tours suivants sont souvent devenus de meilleurs joueurs que ceux à qui on prédisait une fabuleuse carrière et ayant été les plus recherchés. Les directeurs gérants, qui sont les plus visionnaires, multiplient les acrobaties pour garnir le plus possible leur banque de choix au repêchage. Généralement ce sont eux qui parviennent à bâtir une formation qui, durant des années, se maintient dans le peloton de tête.