Washington jusqu’au bout


Par Le soleil de la Floride

Les Capitals et les Oilers en finale

On entre dans la véritable saison du hockey. Celle qui soulève les passions et les débats.

Les combattants ont affuté leurs armes. Ils sont prêts à dépenser la dernière once d’énergie pour triompher. L’honneur est le but ultime. Seize équipes ont réussi à obtenir un droit de participation à cette excitante course, pour porter haut la Coupe Stanley.

Chaque printemps réserve des résultats impensables. Ce ne sera pas différent cette fois, compte tenu de la parité qui s’est installée dans la Ligue nationale, depuis quelques années. Le jeu des prédictions des analystes fait toujours sursauter les amateurs dont les opinions diffèrent au mètre carré.

Au départ, on suppute sur la formation qui réussira à gagner le plus de batailles et à franchir toutes les tranchées. Bien sûr que les Capitals de Washington forment l’équipe la mieux nantie. Elle ne montre pas une seule faille, quel que soit les positions. Instructeur qualifié, excellent gardien, solide défensive et une attaque explosive et bien équilibrée, du premier au quatrième trio.

Si cette fois les Capitals s’effondrent, on devra se dire qu’ils ne remporteront jamais le gros trophée dans leur histoire. Ils ne formeront jamais un meilleur clan. Leurs adversaires les plus coriaces pourraient bien être les Penguins de Pittsburgh dans la Conférence de l’Est, puis les Oilers d’Edmonton ou les Ducks d’Anaheim dans la grande finale.

Vous avez bien lu : oui les Oilers.

Malheureusement pour les Penguins, ils seront privés des services de leur irremplaçable quart arrière, Kristopher Letang, qui ne reviendra pas au jeu cette saison. Cette perte est inestimable, compte tenu qu’il est le meilleur arrière des siens et le moteur de l’attaque à cinq.

Sans Letang, les Penguins deviennent vulnérables s’ils croisent le fer avec les Capitals. Columbus a dépassé les attentes toute la saison. Les Blues Jackets seront de la lutte, mais ils devraient s’incliner en cours de route.

Canadien-Rangers

La semaine dernière, nous nous interrogions jusqu’où ira le Canadien. Leur adversaire, les Rangers, forment l’équipe la plus imprévisible. Elle vient de terminer la saison à un rythme inquiétant, avec seulement trois victoires à ses dix derniers matchs.

Cette équipe a beau compter des buts à profusion, son manque de constance le fait souvent trébucher. Reste que son attaque est mieux équilibrée que celle du CH et sa fiche à l’extérieur est la meilleure du circuit. Malgré tout cela, les Rangers devraient plier bagages parce que Carey Price sera supérieur à Henrik Lundqvist.

La gang à Crosby fera subir le même sort au Blues Jackets, malgré le prodigieux gardien Sergei Bobrovsky.

Mais pour les amateurs du Québec et de l’Ontario, les yeux seront fixés sur les luttes entre le Canadien et les Rangers et celle des Sénateurs face aux Bruins. Si le Canadien écarte les Rangers ils rencontreront le vainqueur entre Ottawa et Boston.

Les Leafs ne sont pas sortis de l’auberge puisqu’ils affrontent Washington en première série. Les trois formations canadiennes et les Bruins sont des négligés quant aux grands honneurs. Mais elles se livreront sûrement des guerres qui resteront dans l’esprit des amateurs, surtout si évidemment, le Canadien élimine New York. Alors le suspense atteindrait des sommets dans des confrontations.

La grande inconnue

Les Oilers d’Edmonton forment l’équipe qui pourrait renverser toutes les prédictions.

Connor McDavid qui, à 20 ans, remporte le titre de meilleur marqueur de la LNH avec 100 points, est devenu un mouvement perpétuel qui récolte les points sans interruption.

On peut peut-être menotter ce joueur durant un match, mais impossible de le museler pendant cinq, six ou sept rencontres.

En moins d’un an, McDavid a transformé cette équipe à ne pas en croire nos yeux. Au point où il faut compter les Oilers comme des aspirants à la Coupe Stanley, d’autant, qu’enfin, ils comptent sur un gardien au sommet de son art en Cam Talbot.

Un seul défenseur montre une fiche négative tandis que quatre attaquants ont dépassé le cap des 20 buts : McDavid 30, Draisaitl 28, Maroon 27 et Lucic 23.

Les Oilers, contre toute attente, ont terminé deuxième de la division Pacifique à seulement deux points des Ducks et six des meneurs de la Conférence de l’Ouest, les Hawks, avec 109.

Les Oilers n’ont pas gonflé leur dossier aux dépens des équipes de deuxième ordre. Il est intéressant de savoir que leur fiche est impressionnante contre des formations qu’ils pourraient bien rencontrer sur leur route.

Ils ont remporté quatre des six rencontres contre Anaheim, trois des cinq sur San Jose, et une sur deux contre Washington et contre Chicago.

Les Hawks devraient écarter Nashville assez rapidement. La tâche des Ducks ne sera peut-être pas aussi facile contre les Flames, bien que ces derniers aient été moins performants depuis quelques semaines, contrairement à Anaheim, qui a amassé 18 points sur 20 à ses 10 derniers matchs.

Les Ducks, tout comme les Capitals, sont de sérieux aspirants à la Coupe Stanley.

Pour résumer, Washington devrait sortir vainqueur de la Conférence de l’Est pour atteindre la grande finale.

Dans l’Ouest, les batailles seront plus féroces où Anaheim, Edmonton et Chicago se rendront plus loin.

Les Hawks sortiront vainqueur de la Division Centrale.

Mais la bataille de titans pourrait bien opposer les Ducks aux Oilers, dont le gagnant affrontera ensuite les Hawks.

C’est le vainqueur de la série Edmonton-Anaheim qui, après avoir vaincu Chicago, se rendra à Washington pour entreprendre l’ultime étape qui couronnera les champions de la Coupe Stanley.

Et ces champions seront ceux qui n’ont jamais réussi l’exploit, depuis leur entrée dans la Ligue Nationale : les Capitals de Washington.