Le CH stagne


Par Le soleil de la Floride

Le directeur-gérant Marc Bergervin n’a impressionné personne avec les nouvelles acquisitions depuis le 22 juin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces tentatives ont été de véritables échecs.

Le refus de Matt Duchene de porter le chandail du Canadien et la ratée magistrale de l’offre hostile auprès de Sebastian Aho sont des revers cruels. Le choix de Duchene de joindre les Predators montre encore une fois à quel point les joueurs de grands talents répugnent de jouer à Montréal.

L’an dernier John Tavares avait invité Bergevin à ne pas perdre de temps pour lui faire une offre. Si la rigueur de nos hivers et les impôts sont des irritants, il se pourrait bien que le cirque médiatique, qui entoure le hockey et le Canadien, pollue de plus en plus l’environnement des joueurs.

Les histoires les plus folles se multiplient sur de multiples émissions de télévision et de radio pendant que c’est le délire chez les animateurs, les commentateurs, les analystes, sans oublier la démence qui fluctue sur les réseaux sociaux.

Pas de doute que les anciens joueurs de l’organisation n’invitent aucun de leurs amis à entreprendre une marche vers le Centre Bell pour s’y établir pour plusieurs saisons. Les seules vedettes qui montrent de l’intérêt pour la Ste-Flanelle sont celles en plein déclin et en fin de carrière, comme l’a fait Daniel Brière après avoir choisi les Flyers plutôt que le Canadien.

La tentative de Bergevin contre l’organisation des Hurricanes de la Caroline a été un coup d’épée dans l’eau comme l’a écrit l’ancien entraîneur Michel Bergeron.
Le directeur-gérant du Canadien a perdu la face parce qu’il a mal évalué sa propre proposition en offrant trop peu à Aho. En même temps, il s’est fait floué par l’agent du joueur qui jurait que son protégé voulait jouer à Montréal ; ce que le jeune des Hurricanes a nié.

Après ces ratées le Canadien ne possède pas une meilleure formation que l’an dernier. Le départ d’Andrew Shaw, pour libérer des dollars à offrir à Aho, n’est pas comblé. Ce n’est pas l’embauche des Keith Kinkaid, Ben Chiarot, Nick Cousins et Phil Varone qui vont mener cette équipe aux séries éliminatoires.

Avec l’amélioration de plusieurs formations dans la Conférence de l’Est, le Canadien est voué à une saison décevante.

Les Panthers
Dale Tallon a sûrement doublé son ami Bergevin avec ses solides acquisitions, à commencer par le meilleur gardien du circuit, Sergei Brobovsky et l’arrière Anton Stralman.

La défensive a été pitoyable l’an dernier. Autant chez les gardiens que chez les défenseurs. La saison prochaine la situation s’améliorera, surtout avec le nouvel entraîneur Joel Quenneville qui sera sûrement moins indulgent à l’endroit des arrières gaffeurs qu’ont été Mike Matheson et Aaron Ekblad.

Les Panthers ont ajouté de la profondeur à l’attaque en embauchant Brett Connolly, qui a marqué 22 buts l’an passé et l’excellent joueur défensif Noel Acciari des Bruins de Boston. Il est fort possible qu’Owen Tippett
fasse aussi le saut à Sunrise.
Avec un entraîneur d’expérience et gagnant de la Coupe Stanley, les Panthers présenteront la meilleure équipe depuis plus d’une décennie.