Résurrection des Panthers

Résurrection des Panthers


Par Le soleil de la Floride

De toute évidence, nous avions enterré les Panthers de la Floride trop rapidement. Cette équipe ne semble plus savoir comment perdre.

 

En remportant ses six derniers matchs et 13 de ses 16 dernières parties, elle se retrouve à un seul point d’une participation aux séries éliminatoires. Impensable, mais c’est bien la réalité.

Il y a six semaines, les Panthers croulaient dans les bas-fonds de la Ligue nationale et leurs performances en dents de scie ne laissaient presqu’aucun espoir. Ils étaient incapables d’aligner une série de victoires digne d’une formation candidate au bal printanier.

Avant la victoire de 4 à 1 sur les Islanders, le 30 janvier, ils avaient baissé pavillon sept fois en neuf matchs. Rien de très rassurant. Mais que s’est-il passé pour que la Floride devienne tout à coup la meilleure équipe de la Ligue nationale depuis cinq semaines?

Probablement, qu’au milieu de janvier, les joueurs sentaient moins de pression, croyant de moins en moins à leurs chances de remonter la sévère pente qui se dressait devant eux. Ils ne ressentaient certainement plus le sentiment d’urgence, ce qui fait qu’ils se sont mis à s’amuser sans trop de stress. Après ce gain sur les Islanders, fin janvier, ils ont aligné trois autres victoires, ce qui a créé chez eux une confiance renouvelée.

Ce réveil a été interrompu par un revers contre les Kings de Los Angeles. Mais les hommes de Bob Boughner sont rapidement retombés sur leurs pattes en remportant sept des neuf parties suivantes.

Depuis, ils montrent la plus formidable poussée de tout le circuit, n’ayant perdu que trois fois en 16 départs. Comme réveil on ne pouvait pas espérer mieux.

La décision du directeur gérant, Dale Tallon, de n’apporter aucun changement à son équipe le 26 février, dernière journée des échanges, a probablement eu un effet inspirant sur les siens.

Souvent la liquidation d’un ou deux joueurs vient perturber l’esprit d’une équipe, surtout lorsqu’un joueur très apprécié par ses coéquipiers doit faire ses bagages. Aussi la décision de l’entraîneur Bob Boughner de briser le duo Barkov-Huberdeau, deux complices depuis leur arrivée en Floride, lui a permis de compter sur deux trios productifs.

Huberdeau se retrouve aux côtés de l’excellent centre Vincent Trocheck tandis que Bjugstad complète la première ligne d’attaque avec Dadonov et le magicien Barkov. La perte pour deux semaines de Denis Malgin se fait sentir sur le trio de Trocheck et Huberdeau, mais ces deux joueurs continuent à produire.

Ces facteurs comptent dans cette spectaculaire remontée qui a éclipsé l’immense écart les séparant de la huitième et dernière place, donnant droit aux éliminatoires.

À la veille de leur passage à Tampa, ce mardi soir, les Panthers menacent sérieusement les Blue Jackets de Columbus et même les Devils du New Jersey. Avec trois matchs de plus à jouer, ils accusent un retard d’un seul point sur les Jackets au huitième rang et quatre points sur New Jersey en septième place.

Toujours avec trois parties en main, ils devancent maintenant les Hurricanes par un point puis les Rangers et les Islanders par quatre points, les Islanders qui affrontaient les Canucks de Vancouver lundi.

 

Congestion

Présentement c’est la congestion pour ces deux précieux laissez-passer.

 

Équipe               PJ         PTS

Devils     66         74

Blue Jackets      66         71

Panthers           63         70

Hurricanes        66         69

Rangers             66        66

Islanders           66         66

 

Les Panthers ont encore 19 rencontres à disputer, dont 12 contre des formations qui sont derrière eux.

Ils affronteront Ottawa trois fois et Montréal à deux reprises.

Ils joueront à domicile 11 fois et huit fois sur la route. Leur fiche à la maison est de 18-9-3 et de 13-17-3 à l’étranger.

Ils croiseront le fer une fois avec Columbus, Caroline, Brooklyn et New York. Ces matchs seront cruciaux.

Ce qui pourrait compliquer les choses, c’est que les Panthers devront faire face aux Bruins de Boston à quatre occasions, entre le 15 mars et le dernier match de la saison, qui aura lieu au BB&T Center, le 8 avril. Cette commande ne sera pas de tout repos, d’autant que les Bruins sont l’une de leurs bêtes noires.

Ces deux équipes se rencontreront pour la première fois dans dix jours, ici en Floride.

Les Devils ont le calendrier le plus difficile, d’ici la fin des hostilités. En 16 affrontements, ils devront faire face à 11 équipes qui les précèdent au classement et ils seront sur la route huit fois où ils ont une excellente fiche de 16-12-5. Heureusement puisque sept des huit parties à l’étranger seront contre des formations qui les devancent.

Quant aux Hurricanes, ils joueront neuf fois contre des formations qui les dominent au classement. Sur 16 parties ils en disputeront neuf sur des patinoires adverses où ils montrent un bilan de 13-14-5.

Les Blue Jackets seront avantagés en disputant neuf de leurs 16 derniers affrontements à la maison où ils ont un excellent dossier de 19-11-2. Cette semaine, ils seront à Las Vegas et au Colorado.

Les Hurricanes joueront contre Minnesota et Chicago tandis que les Panthers seront à Tampa mardi, avant de recevoir dans l’ordre Montréal, New York et Ottawa.

Les trois rencontres des Panthers avec des équipes dominant la Ligue seront avec Tampa mardi, puis Toronto et Nashville.

Il reste encore beaucoup de hockey à jouer avant que l’on connaisse le sort de ces équipes qui se font la lutte.

 

Aucune ne devra compter sur les autres pour s’approprier la septième ou la huitième place. La meilleure façon d’y arriver sera de décrocher le plus de victoires. Se fier aux autres équipes, qui pourraient vaincre leurs adversaires dans cette course finale, est un risque que personne ne prendra.