Un revenant dans l’arène


Par Le soleil de la Floride

Que fait un lutteur sur une arène une fois la cinquantaine atteinte ?

Ils sont très peu nombreux ceux qui réussissent à accomplir des prouesses et des acrobaties entre les câbles à cet âge.

Pierre Carl Ouellet, mieux connu comme PCO pour ses milliers d’admirateurs, a défié le temps au point d’être revenu l’une des coqueluches de cette discipline, particulièrement aux États-Unis où il a connu des moments mémorables.

Après avoir joué le héros durant les années 1990, ce Québécois a vu son étoile pâlir et sa notoriété décliner au passage du deuxième millénaire. Devant cette tournure douloureuse, le sympathique gladiateur a décidé, en 2010, que s’en était terminé, mettant fin à une carrière qui lui avait tant donné et qui lui avait permis de faire le tour du monde.

Son rêve, apparut à l’âge de 14 ans, refaisait surface à l’aube de ses 50 ans parce qu’il avait encore à accomplir dans ce qui avait toujours été sa passion. Son retour n’a ressemblé en rien à celui d’un Mario Lemieux ou d’un Guy Lafleur, qui avaient écrit une page de l’histoire du hockey lorsqu’ils avaient décroché leurs patins pour un autre bout de carrière. Rien n’empêche qu’il a retrouvé le bonheur et touché le cœur des amateurs qui, au fil des mois, ont redécouvert le super athlète et acrobate qu’ils avaient longtemps adulé. « Je connais présentement les moment les plus fabuleux de toute ma carrière », raconte PCO. « Je suis dans une forme splendide et je touche des sommets que je n’ai jamais atteints. Ma rencontre avec André Roy, devenu mon entraîneur, m’a donné une autre vie dans l’arène. Mes supporteurs me reconnaissent dans ce que j’étais au meilleur de mes exploits. Ils répètent que ce que j’accomplis est surhumain. Inutile de dire que je suis en extase », raconte le sympathique athlète de St-Jean-sur-Richelieu.

 

Pierre Carl a bousculé tous les défis. Surtout celui d’atteindre le haut du pavé malgré le fait qu’il ait perdu un œil à l’âge de 12 ans alors qu’il a été atteint d’un plomb en jouant avec des amis. Il confesse sans détour les raisons qui l’ont mené dans un creux au cours de sa carrière. « Il est facile de tomber dans l’obscurité lorsque l’on atteint un statut de vedette. À un certain moment, j’ai manqué de sérieux et j’ai négligé la discipline nécessaire pour être le meilleur. J’en ai payé le prix. Mais aujourd’hui je suis fier de ce redressement. Je ne suis pas totalement végétarien, mais je ne mange pas beaucoup de viande, je fais attention à mon alimentation, je ne consomme aucune boisson et je ne touche à rien qui puisse diminuer ma forme ».

 

À la mi-septembre, PCO participera à Los Angeles à un gala réunissant les 24 meilleurs lutteurs de la planète. À 50 ans, c’est tout un accomplissement!

 

Aujourd’hui,  PCO est un protégé de Jared St-Laurent, promoteur du groupe de lutteurs de la Major Ligue Wrestling (MLW). Il monte dans l’arène en moyenne trois fois par semaine. Il veut encore être le meilleur entre tous.

 

Devant la frénésie de ses inconditionnels supporteurs, PCO ne parle plus de retraite.

 

Il performera avec la MLW au War Memorial Auditorium de Fort Lauderdale le 6 septembre prochain.www.axs.com/events/358001/major-league-wrestling-mlw-war-games-tickets