LA SOPHROLOGIE EN QUESTION


Par Le soleil de la Floride

La « sophrologie » fait partie de ces techniques dites de développement personnel qui sont un exemple typique des difficultés que l’on peut avoir quand on veut tracer une frontière entre les pratiques scientifiques et les pratiques empiriques, surtout quand on utilise l’hypnose.

Le promoteur contemporain de la sophrologie (du grec ancien sôs « bien portant », phrến « conscience » et logía « étude »), le médecin neuropsychiatre colombien Alfonso Caycedo, déclare lui-même qu’il a élaboré cette méthode en 1960 après avoir étudié l’hypnose à la suite d’un voyage en Inde avec sa femme adepte du « New-age », du « training autogène » et du yoga. Il l’a ensuite renommée l’approche en « sophrologie caycédienne » pour se différencier d’autres courants portant le même nom, mais différents de sa méthode.

La dérive était prévisible, car la sophrologie, dans une approche qui se veut phénoménologique visant à tenir compte de l’histoire personnelle et  subjective de chacun, n’a aucun point de repère concret et solide. La porte était donc ouverte pour que des marchands de bonheur et de bien-être se mettent à offrir des thérapies libératrices, véritables cocktails de sophrologie, de parapsychologie, de voyance, de médiumnité et même de mysticisme et d’orientalisme!  

Ces nouveaux marchands de bonheur prolifèrent un peu partout et il semblerait que la guerre est déclarée entre les néo-sophrologues et les sophrologues qui se disent orthodoxes.

Sur ce, que vous soyez ici en Floride ou au Québec, je vous dis à la prochaine en vous espérant heureux et en santé!