Brève histoire des tapis

Brève histoire des tapis


Par Nathalie Lamothe

L’art de nouer ou de tisser des tapis s’est probablement développé dans les steppes d’Asie Centrale il y a plusieurs milliers d’années. Les peuples nomades avaient alors besoin de quelque chose de plus pratique que les fourrures de mouton pour les protéger contre les grands froids de l’hiver et qui puisse servir d’ornements pour la tente. La matière utilisée provenait des troupeaux de moutons et de chèvres.

Les métiers à tisser, dans leur forme la plus simple, étaient constitués de deux morceaux de bois ancrés dans le sol et entre lesquels on tendait la chaîne. Ces métiers à tisser horizontaux, que les nomades utilisent encore de nos jours, ont l’avantage de pouvoir être facilement repliés et déplacés à un prochain lieu de campement.

Les styles de tapis les plus répandus et auxquels on fait le plus référence sont les persans, afghans, pakistanais, baloutches, turkmènes, ceux du Caucase, les styles indiens, tibétains, turcs, chinois, européens, ceux du Turkestan oriental et ceux d’Afrique du Nord. Ce sont incontestablement les tapis persans qui ont donné à la fabrication des tapis son importance la plus grande à travers les âges.

L’achat d’un tapis doit être un acte mûrement réfléchi ; comment sera-t-il utilisé, sous la table de la salle à manger ou disposé dans une élégante salle de séjour ? Dans quel environnement le tapis va-t-il être placé ; quelles sont les contraintes des meubles, des tapisseries et des rideaux tout près du tapis ? Quelle est la taille adéquate pour le tapis et quel sera son prix ?

Gardez à l’esprit qu’un tapis placé sous une table à manger doit, bien évidemment, affronter l’usure causée par la table et les chaises. Le velours et les motifs doivent pouvoir résister à certains « accidents » au cours des repas. La taille doit être telle que les chaises, lorsqu’on les utilise, ne doivent pas s’accrocher continuellement à la bordure du tapis.

Un tapis à médaillon central oblige à disposer son mobilier de manière symétrique, alors qu’un tapis sans médaillon central laisse une plus grande liberté.

Un tapis qui est très exposé à l’usure doit être robuste et lourd, afin de rester bien en place. Il peut être avantageux, pour un tapis isolé sur lequel on marche rarement, de présenter un motif et une configuration qui attirent les regards.

Un tapis fait à la main correctement entretenu va certainement augmenter en valeur. L’acquisition d’un tapis fait à la main peut donc être considérée comme un bon investissement.

 

Nathalie Lamothe Design

nathalielamothedesign.com

754 -204-1049

Styliste en décoration, chargée de projets rénovations