Apnées : le sommeil à bout de souffle


Par Le soleil de la Floride

Des origines diverses

L’apnée du sommeil se traduit, plusieurs fois par nuit, par l’arrêt de la respiration. La définition exacte parle d’interruptions de la respiration d’au moins 10 secondes, se reproduisant 5 fois par heure de sommeil au moins. Lors du relâchement musculaire pendant des phases dites de sommeil profond, le voile du palais, la luette, la langue et les amygdales bloquent le passage de l’air. Cet étouffement provoque le réveil du dormeur.

Qui est touché ?

La victime type de l’apnée du sommeil est un homme de 30 à 60 ans, qui a des problèmes de poids. En effet, les kilos superflus entraînent une obstruction plus facile des voies respiratoires. Le fait de boire de l’alcool est aussi un facteur qui entre en jeu : le relâchement musculaire est alors plus grand.

Signaux d’alarme…

Le dormeur ne se rend pas forcément compte de ce problème. Souvent, c’est le conjoint qui s’inquiète des arrêts respiratoires. Outre ces manifestations nocturnes, plusieurs signes peuvent faire penser à un problème d’apnées du sommeil :

Fatigue excessive ; Somnolence durant la journée ; Ronflements de plus en plus bruyants ; Sommeil de mauvaise qualité ; Pertes de mémoire ; Maux de tête au réveil ; Parfois hypertension artérielle.

Attention, ce n’est pas parce que vous ronflez que vous souffrez forcément d’apnées du sommeil ! Les deux problèmes peuvent être indépendants.

Un problème à soigner absolument !

L’apnée du sommeil n’est pas un problème à négliger. Car les insomnies, la somnolence ou la fatigue ne sont pas les seules conséquences possibles de ce trouble. A long terme, la mauvaise oxygénation de l’organisme va entraîner des troubles cardiaques, de l’hypertension artérielle et même des risques d’infarctus. C’est pourquoi il est important de consulter son médecin et de traiter au plus vite le problème.

Le masque du dodo…

Dans les cas bénins, le fait d’adopter une bonne hygiène de vie suffit parfois à éliminer les symptômes. Ainsi, il est conseillé aux malades de réduire leur consommation d’alcool et de cigarette. Une mesure efficace est la perte de poids, qui va permettre de faire disparaître la gêne de la respiration. Mais si ces changements ne suffisent pas, le traitement de référence est la ventilation « en pression positive ». Il s’agit d’un petit compresseur qui envoie de l’air sous pression dans un masque. La personne le met avant de se coucher, ce qui empêche les apnées pour toute la nuit. Pour le conjoint, le bruit du ronflement est en revanche remplacé par celui de l’appareil…

Quand opérer ?

Si l’emploi du masque n’est pas possible, une autre solution est l’opération. Effectuée sous anesthésie générale, elle consiste à libérer les voies respiratoires, en enlevant ce qui gêne ! Ainsi, la luette et une partie du voile du palais sont retirées. Les amygdales peuvent éventuellement faire aussi l’objet d’une ablation. L’opération peut également se faire à l’aide d’un laser : en brûlant à certains endroits, on va retendre les tissus. Dans ce cas, l’anesthésie n’est que locale. Mais, par chirurgie ou par laser, les suites de l’opération sont souvent douloureuses. De plus, le problème revient généralement après une période plus ou moins longue.

Attention, il existe des cas d’apnée du sommeil beaucoup plus rares, provoqués par des problèmes neurologiques. Dans ce cas, le traitement est différent, principalement médicamenteux.