Les soins de réanimation

Les soins de réanimation


Par Le soleil de la Floride

Travaillant dans les urgences du Québec depuis plusieurs années déjà, il m’a fallu prendre soin, à de multiples reprises, de patients ayant besoin de soins de réanimation cardiovasculaire (massage cardiaque, médicaments pour « repartir » le cœur, chocs électriques) ou de support ventilatoire mécanique (selon le langage courant, sous « respirateur »). Comment respecter les volontés du patient en ce qui concerne les soins de réanimation?

 

Il faut savoir que la volonté du patient et ses décisions, en ce qui concerne les traitements curatifs ou palliatifs qui lui sont prodigués, s’il possède l’aptitude à consentir, prévalent en toutes circonstances, même si elles peuvent sembler déraisonnables. En cas d’inaptitude à donner un consentement aux soins, ici aux soins de réanimation, il est tellement plus simple de prendre les décisions appropriées pour le bien-être du patient. S’il y a eu, au préalable, des échanges verbaux ou écrits sur cette question, en fait, si cette possibilité fut discutée entre le patient et ses proches ou un tiers qui fait figure de mandataire. Bien sûr, respectant notre code de déontologie et la loi, si le patient est apte à consentir à ses soins et qu’il refuse les manœuvres de réanimation, sa volonté sera clairement inscrite au dossier et aucune manœuvre de réanimation ne sera entreprise en cas d’arrêt cardiovasculaire. Malheureusement, une minorité, ayant besoin de soins de réanimation, est apte à consentir à leur arrivée à l’urgence ou au moment où leur état se détériore grièvement. Plusieurs patients sont trop confus, obnubilés, pour répondre à des questions simples. D’autres et même plusieurs, sont complètement inconscients et comateux. Avez-vous fait un testament de fin de vie en ce qui concerne vos soins ou le plus important, avez-vous discuté de vos souhaits avec vos proches? Les médecins, guidés par la loi et leur code de déontologie, respecteront vos volontés, que vous acceptiez ou refusiez les soins de réanimation, mais de grâce, prenez le temps de bien aviser vos amis(es), votre famille, de vos volontés de fin de vie, pour ne laisser aucune place à l’ambiguïté et les préparer également à l’inévitable…