Minoxidil & Finastéride : 2 traitements… pour se refaire des cheveux!


Par Le soleil de la Floride

Prévu au départ pour traiter l’adénome de la prostate, le finastéride est aujourd’hui utilisé pour… regarnir les têtes. L’histoire bégaie, car le premier médicament réellement actif contre les calvities débutantes, le minoxidil, avait, lui, été conçu pour combattre l’hypertension artérielle !

En 1987 toutefois, l’arrivée du minoxidil, un médicament vaso-dilatateur a constitué une petite révolution thérapeutique. Un produit venait de prouver une efficacité certes modeste mais cependant réelle vis-à-vis de la chute de cheveux (alopécie andro-génétique). Initialement présent dans une seule spécialité pharmaceutique (Alostil), le minoxidil participe aujourd’hui à la composition de nombreuses lotions capillaires (Regaine, Alo-pexy, Gerbiol, Minoxidil…).

De la prostate à la tête

Depuis 1998, le minoxidil est toutefois concurrencé par Propecia, un produit mis au point par les Laboratoires américains Merck Sharp & Dohme-Chibret. Composé de finastéride, ce mé-dicament agit en bloquant le fonctionnement d’une enzyme. Cet effet s’oppose à la transformation dans les tissus de la testos-térone en un androgène, appelé dihydrotestostérone ou DHT.

Au niveau de la prostate, ce médicament empêche la formation d’un adénome, une tumeur bénigne courante dans le sexe masculin et source de problèmes urinaires. Au niveau capillaire, il lutte contre l’alopécie en s’opposant au processus de miniaturisation des follicules pileux, qui est favorisé chez certains hommes par la présence de fortes quantités de DHT à l’intérieur du cuir chevelu.

Une action limitée aux stades précoces

Le traitement par Propecia n’est disponible que sur ordonnance et requiert la prise d’un comprimé à 1 mg par jour à prendre pendant ou en dehors des repas. Attention, il ne peut être uti-lisé chez la femme, pour qui il est inefficace et même dangereux en cas de grossesse. Il est même recommandé aux femmes en-ceintes de ne pas manipuler des comprimés cassés ou écrasés de Propecia.

Vous pourrez stabiliser la chute de votre cheveux si votre calvitie n’est pas trop importante et que vous êtes encore jeune. Il faudra en règle générale attendre 3 à 6 mois et surtout ne pas interrompre votre traitement car les bénéfices observés disparaissent en 9 à 12 mois. Il n’est pas non plus utile d’augmenter le nombre de comprimés. Rien ne prouve que cela augmente l’efficacité et cela pourrait accroître le risque d’effets secondaires.

Une prévention de la chute prouvée

Les résultats de trois études menées chez 1 879 hommes de 18 à 41 ans présentant une alopécie androgénétique légère ou mo-dérée ont confirmé que Propecia est assez efficace pour prévenir la chute de cheveux (14 % d’hommes présentant une perte de cheveux à un an contre 58 % avec le placebo, 17 % contre 72 % à 2 ans). Il provoque également un accroissement de 5 à 10 % du nombre de cheveux en un an chez plus de la moitié des hommes et améliore l’aspect de la chevelure. Mais, en revanche, il n’est pas certain qu’il agisse au niveau des tempes.

Un retentissement possible sur la libido

Le finastéride induit peu d’effets indésirables et ceux-ci sont en général transitoires ou réversibles à l’arrêt du traitement. Ils ont, de plus, surtout été observés avec la dose de 5 mg, utilisée pour corriger les problèmes prostatiques. Néanmoins, le médicament peut dans quelques cas induire des troubles de l’érection ou diminuer le volume des éjaculations. Des réactions d’hypersensibilité et des éruptions cutanées ont également été rapportées.