DANS UN MONDE IDÉAL !

DANS UN MONDE IDÉAL !


Par Tom Lapointe

Marc Bergevin m’a inspiré cette chronique avec sa nouvelle phrase culte : dans un monde idéal, j’aimerais rester à Montréal dans mon rôle de directeur général.

Merci Marc, j’avais un peu le syndrome de la page blanche.

Celle qui hante tous les écrivains, les journalistes et les échotiers.

Surtout à une semaine de la sortie des p’tits monstres pour Halloween.

Quel beau titre dans un monde idéal !!!

Dans un monde idéal, je voudrais que l’on remonte dans le temps. Comme au 13 octobre par exemple.

Le Canadien avait une fiche de 0-0. Dominique Ducharme était presque amusant en conférence de presse, Renaud Lavoie leur prédisait une autre Coupe Stanley. Et Ginette Reno n’était pas malade et je rêvais la voir chanter l’hymne national sous son chandail rouge et son teint tricolore.

Dans un monde idéal, Carey Price ne serait pas perdu à retrouver son filet de vie et sa famille déjeunerait unie dans la cuisine familiale.

Dans un monde idéal, Marc-André Fleury n’aurait jamais dû être sorti de son casino royal à Las Vegas et il aurait pris bientôt une retraite normale.

Dans un monde idéal, mes Dodgers n’auraient jamais dû courir toute la saison après les Giants de San Francisco à vouloir toujours jouer les Braves.

Dans un monde idéal, maman reviendrait sur terre pour nous cuisiner une autre fois ses célèbres tourtières.

Dans un monde idéal, papa rentrerait à la maison après sa marche quotidienne, après avoir donné du bonheur au village par son sourire de magicien.

Dans un monde idéal, Alec Baldwin ne jouerait dans un mauvais western qui met toute une communauté cinématographique en berne.

Dans un monde idéal, j’aurais marié ma première blonde plutôt de courir tout le temps à conquérir le monde.

Dans un monde idéal, tous mangeraient trois fois par jour.

Sans passer par la case au secours.

Dans un monde idéal, Mathieu Perreault aurait compté trois buts pour mettre sa cape québécoise de héros.

Oups cette dernière est arrivée.

C’était samedi soir contre Détroit dans un Centre Bell en pleine virée.

Franchement, ça ne donne rien de vivre dans un monde idéal.

Parce que finalement notre quotidien deviendrait tout simplement banal.

Et l’imprévu, il resterait au p’tit coin en retenue !