LE NOUVEAU ROI DU  BLUFF AU HOCKEY !

LE NOUVEAU ROI DU BLUFF AU HOCKEY !


Par Tom Lapointe

Je ne sais pas si Marc Bergevin est, comme René Angélil, un adepte du poker.

 

Mais si non, il a une deuxième carrière bien cachée dans sa manche qui l’attend le jour où il mettra fin à sa carrière de directeur général dans le hockey.

Il était minuit moins cinq le mardi 25 mai. Son club de poker, le Canadien de Montréal, venait d’être blanchi 4 à 0 par les Maple Leafs de Toronto au Centre Bell. À part Dominique Ducharme, Geoff Molson, sa blonde, sa famille et son chien, plus personne d’autres ne voulaient miser sur lui.

Et tous prédisaient, moi le premier, qu’il y laisserait sa chemise et sa réputation dans les derniers jours du mois de Marie.

L’homme n’avait plus que quelques jetons devant lui: sa dernière pièce dorée et cachée était son gardien de but Carey Price. Les autres étaient vieilles et usées comme sa barbe et ses cheveux grisonnants: Corey Perry, Shea Weber, Eric Stall, puis les nouvelles achetées au croupier avec sa dernière poignée de change: Cole Caufield, Nick Suzuki et KK. Ok.

Et bang, Bergevin misa tout d’un coup de sang. Il bluffa avec ses cartes cachées puis Toronto et Winnipeg se couchèrent comme de vulgaires petits joueurs.

Et Bergevin prit l’avion triomphant pour se retrouver à la table du carré d’as à Las Vegas.

Des Golden Knights se mirent à briller au firmament des dg et une des trois plus scintillantes étoiles, furent mises en nomination pour l’Oscar du trophée Jim Gregory. Y compris notre dg de marque.

Oui il y a plein de fabulation et de mystère à la Hich coquin sous ma chronique écrite devant mon tapis vert au club du Palm Aire.

Mais elle scripte bien le rôle principal du roi du bluff à Montréal: Marc Bergevin.

Il a tellement impressionné avec son joker Ducharme derrière la table qu’il a tout regagné d’un coup: job, contrat, crédibilité. Même les fantômes du Forum se sont remis à veiller et à miser sur lui.

Tout à coup plus personne ne veut jouer contre lui à la table. Ni Marc-André Fleury, ni Max Pacioretty.

Il ne lui reste plus qu’une Coupe à gagner pour enfin avoir sa place dans l’histoire et l’éternité du Canadien et de la Ligue nationale de hockey.

Faites vos jeux, rien ne va plus !