L’IMMOBILIER DEPUIS LE BOULEVERSEMENT

L’IMMOBILIER DEPUIS LE BOULEVERSEMENT


Par Denise Dumont

Selon l’association Florida Realtors, le marché de l’habitation en mai dernier dans notre État a continué de refléter l’impact économique de cette pandémie de COVID-19 qui perturbe l’économie mondiale.

Les dernières données indiquent évidemment des niveaux de ventes conclues et un nombre de nouvelles inscriptions plus faibles que ceux de l’an dernier à pareille date. Mais en revanche, le prix de vente médian a augmenté et les récentes ventes en attente pour les maisons unifamiliales existantes sont 2,3 % supérieures à celles de mai 2019.
Ceci est un signe positif pour le secteur de l’habitation, selon le Dr Brad O’Connor, économiste en chef de la Florida Realtors.

Le portrait en chiffres
Le rapport de mai 2020 indique que les ventes fermées de maisons unifamiliales à l’échelle de l’État ont diminué de 36,2 % sur l’an dernier et les ventes de copropriétés ont baissé de 50,3 %. Il faut aussi considérer que la fermeture d’une vente peut prendre entre 30 à 90 jours après la rédaction du contrat.

En Floride, le prix médian des maisons unifamiliales existantes vendues était en hausse de 1,5 % à 270 000 $ par rapport à l’année précédente. Pour les unités de condos et de maisons en rangée, c’est une hausse de 3,3 % à 201 472 $ qui a été enregistrée pour la même période. On rappelle que la médiane n’est pas une moyenne mais bien le montant situé entre la moitié des maisons vendues pour plus et des maisons vendues pour moins.
Ken H. Johnson, professeur et économiste immobilier de la Florida Atlantic University, rappelle que le marché immobilier du Sud de la Floride connaît actuellement sa plus forte surévaluation en huit ans.
Pourtant, une crise du logement est peu probable, selon l’expert.

Au premier quart de 2020, les maisons du comté de Miami-Dade étaient évaluées à 19,2 % au-dessus des tendances de prix à long terme. La valeur des maisons dans le comté de Broward était 17,4 % supérieure à la croissance des prix à long terme. En comparaison avec le crash immobilier de 2009, le coût des maisons était alors 60 % plus élevé que leur valeur réelle.

Prévisions
Présentement, la relance du gouvernement fait en sorte que les taux hypothécaires restent à des niveaux record. Les taux d’intérêt sont à 3,2 % pour un prêt fixe de 30 ans, égalant presque le taux le plus bas depuis 40 ans.

Les propriétaires profitent de ces taux d’intérêt, ce qui contribue à maintenir le marché du logement à flot, selon le professeur Johnson. Il indique aussi que de toute évidence, la pandémie ralentira la demande de logements. Toutefois, deux phénomènes se produisent : les personnes dans la trentaine et la qua-rantaine estiment qu’elles ne sont pas aussi touchées par le virus et ces mêmes personnes achètent maintenant pour profiter des bas taux d’intérêt.

Les récentes études révèlent aussi que c’est le marché de luxe qui devrait ressentir le coup plus durement.
Les habitations dont le prix dépasse un million de dollars sont celles qui sont les plus susceptibles à l’inflation.