Le vent a tourné
Senior couple on vacation

Le vent a tourné


Par Denise Dumont

En Floride, nous avons vraiment le sentiment que la pandémie tire à sa fin. Les, gens s’aventurent, les routes sont bondées, les terrasses des bars et restaurants bourdonnent d’achalandage. Mais il ne faut pas se leurrer, l’État du soleil panse encore des blessures.

Le vent a tourné et sans aucun doute, les visiteurs reviendront en force. D’autant plus que l’agence de marketing Visit Florida a reçu une somme de 50 millions de dollars pour mettre sur pied la campagne publicitaire la plus efficace de son existence pour l’année fiscale débutant le 1er juillet. L’objectif est d’attirer les visiteurs de courte durée. 

Mais en attendant, la réalité n’est pas que ciel bleu et sable chaud. Cet État, dont l’économie repose majoritairement sur le tourisme, vit un après-choc. Plusieurs entreprises ont besoin de temps pour rebâtir leurs effectifs, retrouver du personnel et offrir l’équivalent des services d’avant COVID. 

La location de voiture est un bon exemple.

Après le déclenchement de la pandémie, la demande de voitures de location a chuté de 90 % en quelques semaines, selon Jonathan Weinberg, PDG et fondateur du site Web de comparaison de voitures de location AutoSlash. 

Comme les voitures n’étaient pas sur la route, les lots de stationnement débordaient et les entreprises ont dû trouver d’autres endroits (beaux, bons et pas chers) pour garer leur flotte. Les paiements des véhicules et des assurances continuaient et grugeaient rapidement le compte de banque. Sans savoir quand la demande reviendrait, les entreprises se sont libérées de milliers de voitures – la partie la plus coûteuse, bien que la plus vitale – de leurs opérations.

Avis Budget [Group] a vendu 31 % de sa flotte alors qu’Hertz en a liquidé encore plus, selon AutoSlash. Ce qui a fait monter en flèche les prix de location. Pour louer une voiture compacte, il faut payer 517 $ USD par semaine ou 110 $ par jour en basse saison. Les services de taxis, Uber et Lyft connaissent un surcroîts et leurs prix sont à la hausse.

Plusieurs commerces ne peuvent trouver des travailleurs. Ce remous de l’industrie touristique gênera les visiteurs de courte durée beaucoup plus que les snowbirds. Surtout lorsque la frontière terrestre sera ouverte à nouveau, ce qui devrait arriver plus tôt que tard avec le taux de vaccination à la hausse.

En attendant, la planification est de mise pour éviter toute surprise. Vous pouvez vous fier aux annonceurs du Soleil de la Floride pour vous éclairer. Et ceux qui se questionnent pourquoi Mr. Louis St-Laurent ne signe plus l’éditorial, c’est qu’il a vendu ses parts de Griffon Graphics Inc à ses associés.