L’eau potable menacée en Floride


Par Le soleil de la Floride

Les sources d’eau potable risquent de souffrir d’insuffisance en Floride d’ici quelques décennies.

Cette éventualité est déjà au cœur de larges réflexions chez les spécialistes de l’environnement, qui prévoient cet avènement d’ici 2070. Les générations à venir seront confrontées à ce lourd héritage provoqué par la hausse incessante de la population floridienne.

La densité sur l’espace restreint, on le sait, cause déjà d’énormes maux de têtes aux élus de tous les gouvernements qu’ils soient nationaux, de l’État ou des municipalités.

Une surpopulation dans les comtés de Broward et Miami-Dade en particulier, provoque d’une année à l’autre, une multitude d’embarras tant au niveau de la circulation routière qui ne suffit plus, que des habitations en hauteur qui se multiplient de façon exponentielle. Devant ces marées, les services essentiels ne peuvent plus répondre à la demande.

Il y a deux ans, la population de la Floride a franchi l’astronomique cap des 20 millions d’habitants devenant le troisième État le plus populeux du pays, derrière la Californie et le Texas tout en repoussant l’État de New York au quatrième rang.

Mais cette ruée des dernières années en direction de la Floride semble n’être que la pointe de l’iceberg puisque les prévisions estiment un bond gigantesque, lequel atteindra les 34 millions d’habitants en 2070.

Pour en arriver à une conclusion aussi inquiétante concernant l’approvisionnement en eau potable, des spécialistes en projections urbaines ont fait une estimation poussée dans les milieux ruraux, qui seront transformés en développements domiciliaires et commerciaux, larges consommateurs d’eau.

Présentement, il se consomme 3,1 milliards de gallon d’eau potable chaque jour dans l’État de la Floride. Lorsque les terres auront laissé la place aux humains, cette consommation atteindra quotidiennement les 6,5 milliards de gallons.

Déjà à l’œuvre

Ici au sud de la Floride, des municipalités ont déjà commencé à modifier l’approvisionnement. La ville d’Hallandale a déménagé des puits pour éviter la contamination par l’eau salée.

L’Aqueduc des Keys prévoit faire la même chose.

L’équipe de recherches n’avait pas le budget pour pousser davantage ses études visant à trouver d’autres moyens d’approvisionner en eau les futures agglomérations urbaines. On sait que les aquifères de l’État pourraient fournir de nouvelles sources. Malgré cela, les scientifiques croient que la croissance de la population dans certaines parties de l’État, causera inévitablement de sérieux problèmes d’alimentation en eau potable.

Il faudra de toute évidence recourir à des législations sur la réduction de l’eau et sur son utilisation ainsi que des modifications sur les codes de bâtiment pour réduire la dépense inutile de l’eau. Malgré les mesures projetées, le débit de consommation augmenterait de 27 %.

En contrôlant l’étalement, l’étude montre que l’État pourrait sauver 1,8 millions d’acres de terre en interdisant le développement urbain et protéger aussi 5,8 millions d’acres en espaces verts. Elle suggère aussi de conserver 1,1 millions d’acres pour l’agriculture qui dépense moins d’eau.

Cette immense protection permettrait de d’entreposer l’eau et de nettoyer les réserves pour compenser à la demande extrêmement croissante.

De toute évidence, de nouvelles lois apparaitront au cours des prochaines années, afin de limiter l’utilisation de l’eau potable et en même temps, conscientiser les consommateurs sur ce bien de survie.