L’Alzheimer Les chercheurs prônent la prévention


Par Le soleil de la Floride

Près de six millions d’Américains sont atteints de la maladie d’Alzheimer. On prévoit que ce nombre triplera d’ici 2050 chez les personnes dont l’âge moyen sera de 72 ans.

Un important colloque international sur la recherche de cette maladie a été tenu récemment à Florida International University (FIU).

Après des années consacrées aux traitements du fléau, les spécialistes ont décidé de se consacrer sur les moyens de déterminer le risque de contracter la maladie plusieurs décennies avant le diagnostic.
Maria Carrillo, responsable scientifique de l’Alzheimer’s Association, a indiqué qu’habituellement on observe des symptômes trois ans avant le diagnostic bien qu’il est possible que des changements biologiques se produisent une décennie auparavant. « Nous possédons les médicaments pour gérer les symptômes, mais rien n’a encore empêché ou retardé la progression de la maladie », affirme madame Corrilo.
FIU cherche des bénévoles pour établir une étude sur la prévention.
Jusqu’ici les facteurs de risques connus pour la maladie d’Alzheimer ou une autre démence incluaient l’âge, la génétique et les antécédents familiaux. Mais les chercheurs étudient divers autres facteurs qui peuvent potentiellement contribuer au risque, notamment le sexe, l’appartenance ethnique, le mode de vie, l’environnement, les infections bactériennes, les rythmes du sommeil, le métabolisme et le système immunitaire. Connaître les risques permet d’ouvrir les possibilités de prévention.
Maria Carrillo soutient qu’il y a tellement de gens qui travaillent sur ces recherches que l’on réussira à découvrir des thé-rapies meilleures et davantage efficaces pour contrer ce mal.
Shanna Burke, professeure à la FIU, étudie les facteurs de risques psychologiques. Elle veut savoir si la dépression, l’anxiété et les troubles du sommeil, tels que l’insomnie et l’apnée du sommeil, peuvent modifier le comportement du cerveau et mettre en danger le risque de la maladie. Magaret Pericak-Vance, d’University of Miami, se penche sur les facteurs de risques génétiques au sein de diverses populations. Grâce à de nouvelles thérapies, son étude analysera le séquençage des gènes de plus de 25 mille personnes, au cours des cinq prochaines années, afin de mieux cibler les personnes prédisposées à la maladie.
Bien que la maladie d’Alzheimer semble prévaloir dans certaines communautés raciales et ethniques, il est difficile de comprendre pourquoi. Jusqu’à présent, les études portent sur les Américains blancs. Les statistiques démontrent que les Hispaniques sont une fois et demie plus susceptibles que les Américains non hispaniques de développer une démence, et que les Afro-Américains sont deux fois plus sujet à ce diagnostic.
Déjà, certains facteurs liés au mode de vie montrent des signes prometteurs de réduction des risques, tels que plus d’exercice et l’engagement social de même que l’adoption d’un régime alimentaire sain.
À l’avenir, des méthodes plus innovantes et préventives seront appliquées telles que prélèvement de salive, ponction lombaire, tests sanguins, imagerie cérébrale ainsi que des tests oculaires.