le péché de Jolin-Barrette : L’orgueil
Mhleboeuf [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)]

le péché de Jolin-Barrette : L’orgueil


Par le soleil de la floride

Il n’y a pas que la Floride qui traite avec l’immigration… Le Québec aussi. On dit que tout ce qui monte descend. Et c’est exactement l’expérience qu’est en train de vivre Simon Jolin-Barette.

 

Lors de son élection, le premier minis-tre François Legault avait désigné le ministre Jolin-Barrette comme son homme de confiance et général de son cabinet.

Il lui avait confié le mandat le plus délicat de la politique de la CAQ : celui de l’Immigration qui, sans le moindre doute, allait éventuellement soulever le peuple.

Dans un premier temps, le ministre, appuyé majoritairement par les francophones, avait passé son premier test avec haute distinction ; celui de la laïcité.

Orgueilleux de son succès, le ministre se bombait le torse croyant que toutes ses initiatives allaient franchir la législature comme du beurre dans la casserole.

Fort de sa première victoire, Jolin-Barrette  a mis la barre très haute lors de sa deuxième étape, faisant preuve d’une attitude de petit dictateur sans la moindre compassion malgré l’opposition générale, autant des milieux financiers, des dirigeants d’institutions et surtout, des victimes étudiants et étudiantes complètement bouleversés et en désarroi.

Cette violente tempête est survenue lorsque le petit général a jeté sur la table le Programme expérience Québec (PEQ) qui, sans avertissement, brimait les étudiants étrangers au point de les empêcher de pratiquer au Québec, la profession qu’ils avaient choisi d’étudier.

L’intransigeance et le froid de Jolin-Barrette, devenu plus grand que nature, a provoqué un revirement total contre le gouvernement au point où le premier ministre a dû admettre son erreur.

Pendant ce temps, Jolin-Barrette, se prenant comme le numéro un du nouveau gouvernement, provoquait derrière les portes, des haut-le-cœur même chez nombreux de ses collègues, autant ministres que députés, dont plusieurs estiment qu’il occupe un trop grand rôle dans le cabinet de François Legault.

Dans le milieu parlementaire, on se retient.  Mais il est connu dans son propre parti, que certains collègues souhaitent le voir tomber de son trône.

Lors de sa première mission touchant la laïcité, sa tâche n’était aucunement menaçante puisque la grande majorité de francophones était déjà acquise.

Depuis sa nomination comme ministre de l’immigration, on le sentait rempli de lui-même.  Puis, dans sa deuxième mission, Jolin-Barrette, probablement trop certain de ses pouvoirs, a présenté des mesures brouillonnes dans le Programme expérience Québec.

L’échec a été étourdissant.

À tel point qu’il s’est retrouvé isolé face à une montée aux barricades de tous intervenants dégourdis.

Tellement isolé que son premier minis-tre, François Legault, a dû intervenir pour indiquer que son ministre demeurait responsable du ministère de l’Immigration.

Durant ce temps, tous les partis d’opposition réclament sa démission.

L’orgueil est un péché qui, tôt ou tard, mine son porteur.

 

Se sentant au-dessus de tous, le petit général pourrait bien voir ses pouvoirs altérés quand le premier ministre procèdera à un remaniement qui pourrait peut-être arriver plus tôt.