MIAMI BEACH EN GUERRE CONTRE LE NIVEAU DE LA MER

MIAMI BEACH EN GUERRE CONTRE LE NIVEAU DE LA MER


Par Denise Dumont

Les rues de Miami Beach risquent de devenir un chantier irritant durant plusieurs années à venir si le projet d’élever des rues va de l’avant.

Depuis 2014, les consultants-experts supplient la ville de ne plus attendre et de relever ses routes contre la montée des eaux. Mais encore aujourd’hui, une majorité de résidents s’oppose à cette solution.
Les résultats des récents calculs effectués par des consultants ont été dévoilés aux résidents de Miami Beach il y a quelques semaines. Le rapport dévoile que les routes dites « d’urgence », utilisées pour évacuation des lors des tempêtes, devraient être surélevées encore plus haut qu’originairement prévu en 2014.
Selon des partisans qui soutiennent le plan de la ville, c’est la protection de la valeur des propriétés qui est en jeu. Sans compter le prix des assu-rances et les dangers en cause.
Ceux qui s’opposent à l’élévation des routes appréhendent les années de construction nécessaires à compléter le projet. Ils craignent aussi que le débord de l’eau des routes surélevées envahisse leur propriété.
Toutefois, experts après experts affirment que pour sauver Miami Beach des effets du changement climatique, le niveau des routes doit être élevé. Et plus la ville attend, plus le travail sera coûteux et difficile à accomplir.

Les grands moyens
La stratégie originale présentée, il y a six ans, consistait à élever toutes les routes à un niveau de 3,7 pieds. Ce chiffre était la somme de la hauteur moyenne de la marée royale (1,7 pieds) plus un pied de montée du niveau la mer au cours des 30 prochaines années et un pied de matériau routier.
Mais les nouvelles projections surplantent ces données. En 2020, les routes d’urgence devraient être élevées à 4,8 pieds, les routes principales à 3,6 pieds et les routes résidentielles à 3 ou 3,9 pieds selon le cas. Ceux qui croient aux dangers d’inondation prêchent pour que la ville poursuive son programme d’adaptation aux changements climatiques. Ils veulent maintenir des taux d’assurance relativement bas et convaincre le reste du monde que Miami Beach continuera d’exister en tant qu’investissement et destination de vacances dans les années à venir.
On ne sait si la décision finale sera prise avant les élections de novembre.