PANDÉMIE  EN  CHINE

PANDÉMIE EN CHINE


Par Denise Dumont

La propagation du coronavirus qui fait rage présentement en Chine inquiète au point tel que le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est rendu sur place aider à lutter contre l’épidémie.

Ce virus, de la même famille que le SRAS, le MERS, est d’une souche jamais vue auparavant. Les symptômes sont difficiles à discerner parmi la simple grippe et le rhume, et les traitements sont peu efficaces.
La ville de Wuhan, située à environ 800 km à l’ouest de Shanghai, est considérée l’épicentre de l’épidémie à croissance rapide.

En Chine
Les autorités de la santé publique de la ville chinoise de Wuhan ont déclaré l’état de guerre le 21 janvier pour tenter de stopper la propagation de cette souche inconnue du virus.

Au moment d’écrire ces lignes, le 27 janvier, plus de 81 personnes ont succombé au virus et près de 3 000 Chinois sont infectés alors que trois jours plus tôt, le décompte était 17 décès et 570 personnes malades. Trois hôpitaux sont en construction express afin d’isoler les souffrants.
Douze villes, totalisant 35 millions d’habitants, sont maintenant en quarantaine et Hong Kong a déclaré la ville en état d’urgence, annulant toutes les festivités du Nouvel An chinois.

Le lundi 27 janvier, cinq cas étaient confirmés États-Unis, deux au Canada, en France : trois, en Australie : quatre et 12 autres en pays asiatiques. Tous les patients avaient récemment voyagé en Chine. Depuis le vendredi (24 janvier), le gouvernement chinois a pris la décision spectaculaire d’étendre son interdiction de voyager pour empêcher la propagation de ce nouveau coronavirus qui proviendrait probablement d’un marché d’animaux vivants dans la ville de Wuhan. La quarantaine est considérée comme la plus grande intervention jamais réalisée en son genre.
Le virus a été signalé pour la première fois à l’Organisation mondiale de la santé le 31 décembre et fait l’objet d’une enquête depuis.

La contagion
Les coronavirus provoquent des maladies chez les mammifères et les oiseaux, notamment la diarrhée chez les vaches et les porcs et des maladies des voies respiratoires supérieures chez les poulets. Chez l’homme, le virus provoque des infections respiratoires, souvent bénignes mais aussi potentiellement mortelles.
Aucun vaccin ni médicament antiviral n’est approuvé pour la prévention ou le traitement.
Les coronavirus extrêmement pathogènes sont à l’origine du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et du MERS et se transmettent facilement d’homme à homme. Le SRAS, qui est apparu au début des années 2000, a infecté plus de 8 000 personnes et fait près de 800 morts. Le MERS, a infecté près de 2 500 personnes et fait plus de 850 morts au début des années 2010. Il semble qu’une épidémie se déclare à chaque décennie.

Aux États-Unis, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) détient un peu plus de 100 personnes « sous surveillance » possible d’avoir contracté la nouvelle souche de coronavirus dans 26 États. Jusqu’à présent, les résultats de 25 d’entre eux sont revenus négatifs et cinq positifs.

Depuis le 27 janvier, le CDC a commencé à publier des mises à jour trois fois par semaine – les lundis, mercredis et vendredis – sur son site www.cdc.gov