RÉJEAN TREMBLAY  EN SOL FLORIDIEN
Julie Bertrand, Tom Lapointe et Réjean Tremblay

RÉJEAN TREMBLAY EN SOL FLORIDIEN


Par Denise Dumont

En plus de ses chroniques dans le Journal de Montréal, Réjean Tremblay est impliqué dans le tournage d’un documentaire de huit heures qui porte sur la rivalité Canadien-Nordique dans les années 80 – 90. Ce projet absolument historique saura raviver l’époque fougueuse du hockey au Québec. Tout tombe à point puisque parmi les personnes à interviewer, plusieurs sont présentement dans le Sud !

Il y a quelques semaines, Réjean a rencontré le journaliste sportif Tom Lapointe qui avait couvert pour la Presse, le journal de Montréal et le Soleil de Québec, les 15 années de cette concurrence sur la glace. Puis, il ira rendre visite à Scotty Bowman à Tampa Bay et Serge Savard, à Hilton Head en Caroline du Sud. 

« C’est plus facile pour moi de partir de chez moi en Floride pour aller à Hilton Head et revenir, car il n’y a pas de quarantaine à faire. En termes de travail, c’est plus évident d’être en Floride présentement. C’est donc concilier le plaisir et le travail et je dois avouer que je me sens plus en sécurité ici qu’au Québec présentement. Surtout à cause de la température » dit-il. 

Grâce aux Expos

Réjean Tremblay entretient une longue relation avec l’État de Floride. Il la connaît comme le fond de sa poche. Cela remonte aux années 1980 lorsqu’il travaillait pour la Presse. « On m’a demandé d’aller faire la couverture du camp d’entraînement printanier des Expos à Daytona Beach. J’étais à Chibougamau à ce moment, alors comprenez que j’ai accepté avec plaisir ! » 

Puis, les Expos ont déménagé leurs pénates à West Palm Beach et là, il avait découvert la solution du parfait rédacteur. « Je m’installais au bar Le Penalty Box qui appartenait à Rosaire Paiement.  Son motel, le Coral Plaza Motel, était situé sur la route US1 à Fort Lauderdale et Rosaire, ancien joueur de hockey, est devenu un très bon ami. De nombreux autres journalistes qui venaient couvrir les Expos s’installaient aussi à son motel. »

Puis, après quelques années, son champ d’action s’était élargi au point de rouler en « campeur » sur les routes de Floride pour faire la tournée des camps d’entraînement. En 92-93, alors qu’il était marié à Fabienne Larouche, le couple avait acheté une première propriété à Waterside Village à Hypoluxo. « C’était un village gaulois ! Des 400 unités, je dirais que 175 étaient habitées par des Québécois. » 

Puisque le journaliste est aussi un homme d’affaires, il a su capitaliser sur l’opportunité d’investissement lors de la crise de l’immobilier des années 2009-2010, où le dollar canadien était au pair avec la devise américaine. Acquéreur de six propriétés à cette époque, il n’en possède qu’une aujourd’hui qu’il partage avec Julie Bertrand, la femme de sa vie.  

Revenir en Floride

Durant les dix dernières années, Réjean et Julie ont profité de la Floride à petites doses seulement. « Julie avait des jeunes enfants et il fallait s’assurer que le dernier soit assez autonome avant qu’on puisse venir passer un mois en Floride et le laisser seul au Québec » explique-t-il.  « Cette année, c’est la première fois que nous pouvons passer plus de temps et nous avons aussi l’intention de revenir plus souvent et tout mettre en place pour l’entreprise d’importation-exportation de voitures que Julie va codiriger. »  

Autrefois, l’opportunité de découvrir la Floride était souvent pour des raisons de travail qui obligeaient des déplacements dans des endroits non touristiques. Par exemple, faire la couverture d’un combat de boxe sur la réserve des Miccosukee au beau milieu des Everglades ! 

Motards invétérés, le couple Tremblay – Bertrand affectionne les Keys après y avoir fait le trajet tant de fois par plaisir. Les deux sont amoureux des couchers de soleil extraordinaires, si emblématiques de Key West. Ils ont même songé à se marier au bar favori d’Hemingway, situé sur la Duval Street.  

Les enfants sortis du nid signifiera sortir les deux motos du garage plus fréquement pour renouer avec la Floride et pour explorer davantage la richesse de sa culture.

Parlant culture…

Grand amateur de peintures, Réjean Tremblay avoue ne plus avoir d’espace sur les murs de sa maison au Québec, tellement que des tableaux se retrouvent entassés près de la fournaise ! Il raffole des innombrables galeries d’art nichées un peu partout dans l’État de Floride. Il est surpris du fait que les gens méconnaissent le foisonnement des arts qui s’offre à eux. En pamoison devant « la vraie vie culturelle floridienne », il est fasciné par les œuvres d’inspirations sud-américaines.  

« C’est complètement pété, tellement différent, je n’en reviens pas ! Il y a une tellement grande richesse dans les arts ici. Comme les toiles haïtiennes, qu’on ne peut même pas imaginer acheter dans des galeries à Montréal. 

Ce bouillonnement culturel cubain, colombien, mexicain etc., les petites galeries insolites, bourrées de toiles abordables et différentes, avec des encadrements différents, des couleurs qui rappellent la chaleur, le Sud. C’est capoté, cette influence m’essouffle ! » 

Sa rue favorite est l’Atlantic Avenue à Delray Beach, il la trouve débile, elle lui donne même l’impression d’être en Californie ! 

Durant cette année de pandémie, alors que tous apprennent à composer différemment, Réjean Tremblay insiste pour dire que les mesures sanitaires en Floride sont bien respectées, que les gens portent le masque et qu’il se sent en sécurité. « Dans notre environnement de Palm Beach à Fort Lauderdale, je n’ai pas vu une personne inconsciente ! Pas une seule fois ! » dit-il avec une conviction particulière. Il a même reçu la première dose du vaccin contre la COVID et l’expérience était sans faille. 

Espérons que la pandémie sera derrière nous lors de la sortie du documentaire sur la rivalité Canadien-Nordique, prévue pour 2022.