LA NOURRITURE ET LES ÉMOTIONS

LA NOURRITURE ET LES ÉMOTIONS


Par Danielle Danault

Les émotions et la nourriture
Le retour précipité au Canada pour un bon nombre de visiteurs et de Snowbirds floridiens peut comporter son lot de stress, surtout en période de pandémie comme nous sommes en train de le vivre en ce moment. Chez bien des gens, « manger ses émotions » est une façon de pallier au stress. Mais ce comportement n’est pas des plus judicieux car de un, il diminue notre sentiment de stress que pour la très courte période de temps pendant laquelle on mange et de deux, il amène son lot de problèmes au niveau de notre santé en créant un surpoids et toutes les maladies qui s’y rattachent comme l’hypertension, le diabète de type II, l’hypercholestérolémie et les maladies cardiovasculaires.

Association nourriture-émotions
L’association nourriture-émotions peut avoir pris naissance aussi tôt que dans l’enfance. Souvent, on nous a récompensé, enfant, en nous promettant une sucrerie, ou encore, on nous a menacé de nous la retirer si on ne répondait pas aux attentes des adultes. On détourne souvent l’attention de l’enfant qui pleure en lui offrant de la nourriture afin qu’il ne ressente plus cette émotion douloureuse qu’est la peine. Autant de moyens pour apprendre très jeune que manger est préférable à ressentir. En tant qu’adultes, nous continuons à faire ce que nous avons appris très jeune ; c’est même devenu un geste inconscient que de manger pour ne pas ressentir.
Nous pouvons changer cela, d’abord en prenant conscience et en agissant différemment.
Quatre solutions
Voici quelques ébauches de solutions qui peuvent vous aider dans votre démarche vers une vie libérée de la compulsion face à la nourriture.

1- Avant d’ouvrir la porte du réfrigérateur ou du garde-manger, prendre le temps de se demander si l’on a vraiment faim. En général, on mange 20 % du temps par faim et 80 % pour d’autres raisons.

2- Avant de céder à une fringale, prendre un grand verre d’eau et se demander d’abord ce que l’on vit intérieurement. Identifier l’émotion, pour ensuite y réagir de façon adéquate, en se demandant : de quoi ai-je réellement besoin?

3- Établir une liste de 10 moyens de libérer notre stress autrement que par la nourriture (un bain chaud, un massage, une bonne lecture, etc.). En ayant cette liste à l’avance, vous serez davantage prêt à réagir dans vos moments de vulnérabilité.

4- Si l’on mange pour calmer son stress ou son anxiété, apprendre à méditer ou à faire des exercices de relaxation ou de respiration contrôlée pour se détendre.

Bon retour au Canada mes snowbirds préférés !
Mangez bien, dormez bien et soyez en santé mentale et physique.