L’IMPOSITION D’UNE TAXE AU CANADA PEUT-ELLE AFFECTER LES SNOWBIRDS EN FLORIDE ?
Tampa, Florida, USA downtown skyline on the bay at dawn.

L’IMPOSITION D’UNE TAXE AU CANADA PEUT-ELLE AFFECTER LES SNOWBIRDS EN FLORIDE ?


Par Denise Dumont

Nous espérons bientôt le démantèlement des barricades à la frontière canado-américaine et voilà qu’une autre forme de barrage se lève. À la suite de la proposition du gouvernement Trudeau d’imposer une taxe aux non-résidents canadiens possédant une propriété de vacances au Canada, des Américains concernés sont offusqués et menacent de représailles. 

Le 19 avril dernier, la ministre canadienne des Finances, Chrystia Freeland, a déposé un plan budgétaire qui propose de mettre en place une taxe nationale de 1 % sur la valeur des biens immobiliers résidentiels jugés vacants ou sous-utilisés, qui sont possédés par des non-Canadiens non-résidents. Si cette proposition est adoptée, la taxe annuelle entrerait en vigueur le 1er janvier 2022. Les revenus fédéraux de cette taxe ajouterait aux coffres du Canada, 700 millions de dollars sur quatre ans, à compter de l’exercice 2022-2023.

Pour l’instant, les New Yorkais de la ville de Buffalo sont majoritairement touchés par cette proposition et ils font cabale. Le représentant Brian Higgins, D-Buffalo, a suggéré une riposte si le Canada allait de l’avant avec cette nouvelle taxe en imposant la même chose dans l’État de New York et il y a même ouï-dire que d’autres États pourraient être consultés pour leur appui. Et où cela finirait-il si les destinations populaires aux Canadiens devenaient solidaires à la cause ? Bien entendu, on pense à la Floride.

Madame Freeland et les dirigeants de Floride devraient d’aiileurs citer les snowbirds en exemple afin d’aider à la cause et montrer aux Américains de New York qu’ils crient « au loup » ! Pour leur information, les milliers de Canadiens, qui possèdent une propriété dans l’État du soleil, ne sont pas éligibles aux exemptions de taxes offertes aux Américains qui occupent leur propriété à l’année.

Respirons…

Enfin ! La vie  « normale » est presque revenue en Floride et la perspective d’un retour en force de nos compatriotes dans l’État du soleil est musique à nos oreilles.

Collectivement, nous devons continuer à mettre en pratique ce que la pandémie nous a enseigné concernant notre façon d’utiliser les ressources, car les dommages environnementaux sont fortement ressentis en Floride.

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a annoncé au 7 juin dernier que la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre a atteint 419 parties par million en mai. C’est le plus haut niveau à vie ! Après avoir chuté l’année dernière à cause de la pandémie, les émissions de gaz à effet de serre ont recommencé à monter en flèche avec le retour des déplacements pour le travail et les voyages.

Tout n’est pas perdu si nous faisons chacun notre part. Évitons le gaspillage et le superflu, préservons forêts et nature et posons-nous la fameuse question « est-ce que j’en ai vraiment besoin ? » avant de succomber à toute tentation. Notre vulnérable et bien-aimée Floride saura nous remercier. 

À très bientôt, nous vous attendons avec impatience.