MALGRÉ TOUS LES  HALLÉLUJAHS !
ice hockey player in action kicking with stick

MALGRÉ TOUS LES HALLÉLUJAHS !


Par Tom Lapointe

J’avoue, le constat est brutal.

Malgré la première victoire à vie du gardien de but québécois, Samuel Montembeault, un grand garçon de 25 ans originaire de notre beau Bécancour, le Canadien ne fera pas les séries à la fin avril 2022.

Ça fait mal d’annoncer ça promptement après seulement vingt parties du Tricolore à son calendrier régulier.

De mettre déjà un X sur la saison 2021-22.

Par un dimanche 21 novembre. Une semaine avant l’Action de Grâce aux États-Unis. Un mois et quatre jours avant la Noël. Un mois et six jours avant la fête de mon papa qui aurait eu 104 ans le 27 décembre. Un mois et dix jours avant 2022.

Mais la réalité nous frappe en pleine face comme un kick sur le pif de Georges St-Pierre. 

Avec sa pitoyable fiche de 5-13-2 au quart de sa saison, le Canadien n’est plus dans le coup.

Même le plus aveugle fan de notre Sainte-Flanelle vous dira que tous les Hallelujah de Leonard Cohen, tous les Santa Maria de Mireille Mathieu, tous les Laisse-moi t’aimer de Mike Brant ne vous feront apparaître par miracle une participation aux prochaines séries.

Après le si beau mirage de l’été passé avec Carey, Corey… Shea vous.

Ça me fait mal de vous l’écrire.

Ça vous fait encore plus mal de le lire dans ma chronique du Soleil de la Floride.

Où vous êtes revenus vous faire bronzer après ces vingt mois de pandémie.

Le club de Dominique a perdu son charme.

Le club de Bergevin a perdu sa marque.

Le club à Geoff a renversé sa Molson.

Il faudra donc apprendre à vivre avec des petits bonheurs comme celui de ce samedi 20, avec Samuel qui gagne une première victoire à Montréal comme gardien québécois depuis 2006. Ça fait déjà quinze ans, maman. Le dernier s’appelait José Théodore.

Il faudra vivre à encourager les jeunes comme Nick Suzuki, Cole Caufield, Jake Evans, Alexander Romanov et Mattias Norlinder, sans trop leur tomber dessus quand l’équipe aura ses dessous.

Il faudra respirer égal et soutenir les nouveaux vétérans comme Brendan Gallagher, Jeff Petry et David Savard même par des soirs au noir.

Il faudra applaudir Samuel, Jake et Cayden en attendant, qui sait, un Carey Price dont le retour n’y pourra rien changer.

Les fans devront apprendre à vivre avec une énième reconstruction qui perdure depuis 1993.

Les fans devront apprendre à vivre avec ce Tricolore d’aujourd’hui.

Avant la nomination d’un remplaçant à Bergevin et à Trevor Timmins.

Mais au moins, dites-vous que nous avons une équipe dans la LNH.

Et qu’à l’autre bout de l’autoroute 20, Québec nous envie toujours et plus que ça, malgré ces temps durs.

Go Habs go !