Œil au beurre noir


Par Le soleil de la Floride

La Ligue Nationale de hockey se drape dans le ridicule.

Le travail de ses officiels se transforme de plus en plus en œil au beurre noir tellement de mauvaises décisions sont prises, depuis le début des séries éliminatoires. On ne compte plus les gaffes commises par les zèbres dont les décisions changent les résultats des matchs et influencent le déroulement des affrontements.

Jamais n’a-t-on vu autant d’incompétence et de manque de jugement des officiels dans le bal printanier. Lorsque les dirigeants de la Ligue viennent s’excuser en public pour les bévues de leurs ouailles, c’est que le verre est plein et que des mesures doivent être apportées pour redres-ser ces situations totalement loufoques.

Le 23 avril, la décision des arbitres Eric Furlatt et Dan O’Halloran de décerner une pénalité majeure, non méritée, à Cody Eakin des Golden Knights, a totalement changé l’allure de la rencontre alors que les Sharks ont, pour la première fois de l’histoire de la LNH, marqué quatre buts en moins de cinq minutes pour transformer une défaite en victoire. Cette erreur majeure a nettement changé le cours de cette série et les deux officiels ont été écartés des éliminatoires pour un travail amoché.

Puis le 15 mai, les Sharks de San Jose se sont sauvés avec un gain en prolongation lorsque le défenseur Erik Karlsson a touché la cible après une passe avec la main, qu’aucun des quatre officiels n’a perçue. Les quatre arbitres, Marc Joannette, Dan O’Rourke, Jonny Murray et Matt MacPherson, refusent de changer leur décision après un caucus. Tout indique que ce groupe sera aussi exclu de la finale de la Coupe Stanley.

Plusieurs autres controverses sont survenues, dont celle du 2 mai, lorsque Seth Jones a marqué malgré le fait que la rondelle ait touché le filet protecteur derrière le gardien Tuukka Rask. Encore une fois, aucun des quatre arbitres n’a décelé cette anomalie.

Bien que quelques officiels montrent une certaine incompétence, il faut reconnaître qu’ils sont humains et que l’erreur est humaine. C’est la répétition des mauvaises décisions qui rend la situation intolérable. Sans excuser les arbitres, les dirigeants de la Ligue, les propriétaires et les directeurs généraux doivent accepter une partie du blâme parce qu’ils refusent de fournir les outils nécessaires qui permettraient de corriger plusieurs situations ambigües.

De plus en plus, ce sport se déroule à une vitesse excessive par des athlètes de grand talent. Depuis plusieurs années, on a dû recourir à la technologie pour aider les officiels et éliminer le plus de situations embrouillées. Jusqu’ici les dirigeants refusent d’ajouter des visionnements à ceux existants sous prétexte que les rencontres sont déjà suffisamment longues, surtout depuis l’entrée en vigueur de la prolongation.

Le trop plein de mauvaises décisions au cours des présentes éliminatoires doit forcer la Ligue nationale à permettre aux arbitres de recourir aux reprises en toute situation nébuleuse, ce que les téléspectateurs et les amateurs peuvent visionner en moins de cinq secondes sur leur téléviseur ou sur les écrans géants des amphithéâtres. Cela redorait le travail des officiels, éliminerait le ridicule qui frappe ce sport et calmerait les critiques des joueurs, des analystes et des amateurs qui en 2019, dépassent tout ce dont on a vu jusqu’ici.

Le hockey est trop un beau sport et excitant pour le laisser se dégrader par des erreurs que l’on peut corriger par les nouveaux outils disponibles.