Un autre échec

Un autre échec


Par Le soleil de la Floride

Les changements apportés soulevaient bien des interrogations.

Plusieurs joueurs réguliers avaient connu leur meilleure saison l’an passé. Les Tatar, Domi, Danault, Gallagher, Byron avaient tous réussi des performances jamais atteintes jusque-là.

Le directeur gérant, Marc Bergevin, s’est activé pour améliorer sa formation. Dans le but d’obtenir un joueur d’exception par le difficile marché d’offre hostile, il a cédé Andrew Shaw aux Hawks de Chicago dans l’espoir d’arracher Sebastian  Aho aux Hurricanes de la Caroline. Bergevin a raté son coup tout en pénalisant l’un de ses deux premiers trios avec la perte de Shaw, qui était un membre très influent dans la chambre des joueurs.

Puis dans le but de remplacer Jordie Benn, qui a choisi Vancouver comme nouvelle destination, le DG a embauché un arrière de second ordre en Ben Chariot, après le choix de  Jake Gardiner des Leafs, qui a choisi la Caroline plutôt que le Canadien.

Jusqu’ici la troupe de Claude Julien s’en est bien tiré alors qu’on lui prédisait un départ cahoteux.

Les deux victoires sur les champions de la Coupe Stanley, les Blues de St-Louis, et celle sur les Leafs de Toronto, deux équipes dominantes, suffisent-elles pour créer un véritable espoir d’atteindre le bal printanier ? Les optimistes doivent faire preuve de prudence parce que cette équipe montre des carences criantes particulièrement au niveau de la défensive.

Jusqu’ici Carey Price n’a pas montré la stabilité de ses meilleurs jours. S’il a parfois été magistral, en d’autres occasions il a été vulnérable. Pour que cette équipe s’en tire plus souvent qu’autrement, Price devra, comme il l’a fait maintes fois, sauver des matchs malgré des performances de demi-teintes de ses coéquipiers, particulièrement de sa piètre brigade défensive.

Si l’attaque montre quelques déficiences, on doit admettre qu’aucun défenseur n’est étiqueté super-arrière. Les choses se compliquent à cette position alors que de toute évidence Shea Weber décline au point où son entraîneur l’utilise maintenant moins de 20 minutes par match. Sa lenteur devient un casse-tête pour Julien. Et Marc Bergevin n’a toujours pas trouvé un défenseur gaucher pour l’appuyer sur la première paire d’arrière. Les Chiarot, Frolin, Riley, ne seront plus là lorsque le Canadien graduera vraiment dans le classement. Aucun n’a le titre de général à la ligne bleue. Quant à l’attaque elle montre des trous inquiétants.  Claude Julien ne compte sur aucun marqueur naturel et pas un seul attaquant n’est considéré comme un joueur d’exception. On ne trouve aucun, Marner, Pastrnak, Panarin, Kane au Centre Bell. Puis on cherche encore un véritable centre au physique imposant capable de changer la donne à  chaque match.

Le premier trio Danault-Tatar-Gallagher ne fait pas le poids avec les Bergeron-Marchand-Pastrnak, Stamkos-Kucherov-Point, Backstrom-Ovi-Wilson et ceux menés par les MacKinnon, McDavid ou Matthews. C’est pour toutes ces raisons que le Canadien ratera les séries éliminatoires pour une troisième fois en quatre ans.