DÉCLARATIONS PROBANTES
Sarasota, Florida, USA downtown skyline on the bay.

DÉCLARATIONS PROBANTES


Par Sandra Belzile

Quiproquo confirmé
Gordon Sondland, un haut responsable ukrainien, a déclaré qu’il y a eu qui-proquo dans l’affaire ukrainienne impliquant le président Trump et son avocat personnel, Rudy Giuliani, après avoir rafraîchi sa mémoire.

Ce témoignage, remis aux enquêteurs de la Chambre le 5 novembre, confirmait qu’à la demande de Trump, l’aide financière américaine à l’Ukraine avait été suspendue jusqu’à ce que l’Ukraine promette d’enquêter sur les rivaux politiques du président américain.

C’est à la suite des déclarations de Tim Morrison, un haut responsable du Conseil national de sécurité (NSC) en Russie, et de celles de William B. Taylor Jr., le plus haut diplomate américain en Ukraine, que Sondland a révisé son témoignage et amendé son discours en disant « I now recall » (je me souviens maintenant). Morrisson avait assisté à une conversation entre Sondland et un haut responsable ukrainien et Taylor a témoigné à huis clos à propos de Giuliani.

Adam Schiff, le représentant à la Chambre et actuellement président de la commission spéciale du House Intelligence Committee, a déclaré le même jour dans l’USA Today : « Il ne s’agit pas que d’un appel.

Nous savons maintenant que l’appel n’était qu’un élément d’une opération plus vaste visant à réorienter notre politique étrangère au profit des intérêts personnels et politiques de Donald Trump, et non de l’intérêt national ».

Giuliani
Lors d’un témoignage rendu public, William B. Taylor Jr. a affirmé que Rudy Giuliani a été l’initiateur de la pression mise sur l’Ukraine.

Taylor a signalé aux enquêteurs que Giuliani avait agi au nom de Trump et qu’il avait initié le processus pour que le président d’Ukraine annonce les enquêtes sur les rivaux politiques de Trump.
Taylor est le premier des nombreux témoins appelés à comparaître.

Les démocrates de la Chambre commenceront à élaborer une accusation contre le président pour son abus de pouvoir afin d’obtenir des faveurs politiques en Ukraine.

Parnas
Lev Parnas, l’Ukrainien de Floride, associé de Giuliani et accusé d’avoir favorisé les transactions monétaires russes dans les campagnes électorales aux États-Unis, a décidé de briser la glace en acceptant de parler aux enquêteurs de la Chambre.

Ses nouveaux avocats ont annoncé qu’il allait se conformer à l’assignation à comparaître avec documents et témoignage à l’appui.
Lors de son arrestation, Parnas avait exercé son droit de ne pas s’incri-miner mais il a remis en question sa décision après que Trump ait nié le connaître.

D’après un de ses avocats, « Monsieur Parnas était très fâché de la déclaration manifestement fausse du président Trump selon laquelle il ne le connaissait pas » alors que Parnas a confirmé de nombreuses relations entre lui et Trump.

Maison Blanche
Le chef de cabinet par intérim de la Maison Blanche, Mick Mulvaney, et plusieurs de ses alliés avaient manifesté l’intention de refuser les assi-gnations à comparaître devant la Chambre.
Mais le 8 novembre, Mulvaney a déposé une demande à la cour à savoir s’il est préférable de répondre aux attentes de Trump ou de consentir aux exigences de la Chambre. Reste à connaître la décision.

Taxes
Du côté de New York, Trump a de nouveau perdu en cour d’appel alors qu’il avait poursuivi en justice la requête de fournir ses rapports de taxation.

Il se tourne maintenant vers la cour suprême qui prendra la décision.