LE MOIS D’AVRIL  EN REVUE
coconut palm trees at a white beach

LE MOIS D’AVRIL EN REVUE


Par Sandra Belzile

Élections primaires démocrates
Il aurait fallu gagner au moins 64 % des suffrages dans les États restant à voter pour que Bernie Sanders, sénateur du Vermont, puisse remporter contre l’ancien vice-président Joe Biden dans la course à l’investiture démocrate. Ce qui était peu probable pour l’homme de 78 ans, qui a créé un mouvement socialiste aux États-Unis et qui est reconnu pour son opposition face aux inégalités sociaux-économiques.

C’est le 8 avril qu’il a déclaré abandonner la course, laissant donc la place à Joe Biden. Sanders continuera de figurer sur les bulletins de votes pour observer le pourcentage d’appui de ses idées progressistes. Ses supporters voteront-ils pour Biden lors des élections présidentielles de novembre ? D’après un expert, à la suite de sa défaite à la chefferie démocrate en 2016, 12 % des supporters de Sanders auraient voté pour Trump, mais Biden tente de les attirer avec des idées progressistes. Il a ajouté deux nouvelles politiques dans l’élaboration de son plan : abaisser l’âge d’admissibilité au programme de santé Medicare de 65 à 60 ans et annuler la dette étudiante des familles à faible et moyen revenu.

C’est le 13 avril que Sanders a déclaré qu’il appuie officiellement Joe Biden. Le même jour, d’après la National Public Radio (NPR), Biden aurait accumulé 1 228 délégués. Rappelons qu’un candidat a besoin de 1 991 des 3 979 délégués promis pour remporter la nomination démocrate au premier tour de scrutin. Elizabeth Warren, la sénatrice du Massachusetts, a également approuvé Joe Biden en tant que chef du parti démocrate le 15 avril. La femme progressiste, qui a quitté la course à l’investiture démocrate en mars dernier, est perçue comme une candidate potentielle pour obtenir une haute fonction auprès de Biden. Ce dernier, ancien vice-président de Barack Obama, a promis de choisir une femme en tant que vice-présidente.

Sondages
Le 22 avril, un sondage mené par Quinnipiac University Poll démontrait qu’en Floride, le candidat démocrate Joe Biden l’emporterait sur le président Trump aux élections du 3 novembre avec 46 % des suffrages pour Biden contre 42 % en faveur de Trump. La moyenne des sondages dans l’État accordait, en date du 27 avril, 46,5 points en faveur de Biden contre 43,3 pour Trump.

Au pays, un sondage mené par Harvard’s Institue of Politics a montré que 54 % des jeunes électeurs de moins de 30 ans voteront définitivement aux prochaines élections présidentielles. Parmi eux : 69 % sont démocrates, 64 % sont républicains et 31 % sont des indépendants. Le sondage a aussi montré que Biden détient une nette longueur d’avance sur Trump avec 60 % des suffrages pour Biden contre 30 % pour Trump.

Système défectueux
La COVID-19 a fait dénoncer le système défectueux des demandes de prestations de chômage en Floride. Le site Web était inefficace et le gouverneur Ron DeSantis a dû passer à l’action pour améliorer le système désuet. Un système de sauvegarde a été installé en plus de 72 nouveaux serveurs pour fournir à la demande abondante. Des centaines d’employés de l’État ont été retirés de leur département et réassignés pour venir en aide à celui du chômage.

Nouveau site web pour la floride
Appelé « Keep Florida Growing », le site a été lancé à la mi-avril. Nikki Fried, la commissaire de l’agriculture et des services aux consommateurs en Floride, était à la tête de cette initiative. Ce site Web a pour but de mettre en relation directe les consommateurs, les agriculteurs et les producteurs régionaux, qui ont du mal à vendre leurs récoltes durant la pandémie. Les excédents de fruits et légumes étaient destinés aux restaurants, aux écoles, hôtels, bateaux de croisière, etc., maintenant inopérants en raison de la COVID-19.

Ces excédents sont vendus en parti à des œuvres de charité visant à nourrir les familles sans travail.

Vers la réouverture du pays
Le 16 avril, la Maison Blanche a dévoilé les directives de réouverture du pays face à la COVID-19. Le plan consiste en trois étapes qui nécessitent 14 jours avant de passer d’une à l’autre. La première étape consiste à maintenir la distanciation sociale, avec une possibilité de rassemblement de dix personnes. S’il n’y a pas de nouvelle éclosion, des rassemblements de 50 personnes et une reprise des voyages non essentiels constituent la phase deux.

Les écoles et les bars pourraient rouvrir, mais le travail à la maison demeure encouragé et les personnes vulnérables seraient invitées à rester chez elles. La troisième étape retire les restrictions pour les personnes vulnérables. Mais il faut savoir qu’au pays, chaque État fait ses propres lois concernant les ordres de rester à la maison.

Le gouverneur Ron DeSantis a annoncé, le samedi 18 avril, que les élèves des écoles publiques en Floride ne retourneront pas en classe cette année. Les opinions des parents étaient partagées face à la décision. DeSantis ne voulait pas « forcer tout le monde à aller à l’école et ensuite avoir la moitié des enfants qui ne se présente pas à cause des parents ou parce que les enseignants refusent le retour au travail de cette façon ».
Après avoir connu ses jours les plus hauts, suivis d’un déclin durant cinq jours, la Floride a fait face le 23 avril à un pic avec plus de mille nouveaux cas de COVID-19. Le Sud de la Floride demeurait toujours l’épicentre de l’État, incluant les comtés de Miami-Dade, Broward, Palm Beach et Monroe (Florida Keys).

Dès le 27 avril, la Floride se prépare à une réouverture graduelle de l’État. DeSantis a déclaré que bientôt, les hôpitaux rouvriront leurs portes aux patients autres que ceux atteints de la COVID-19.

Lors d’une visite à la Cleveland Clinic Florida le dernier week-end d’avril, DeSantis a déclaré que le taux des nouveaux cas et d’hospitalisations en Floride était en baisse. L’État, qui va rouvrir étape par étape, sera tenu de continuer de pratiquer la distanciation sociale tel que l’a exigée le gouverneur dans sa déclaration.
La Floride comptait au 27 avril 31 528 cas de COVID-19 et 1074 décès. Au pays, sur 987 322 cas dépistés, étaient rapportées 55 415 pertes de vie.

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