PRÉSIDENT ACQUITTÉ

PRÉSIDENT ACQUITTÉ


Par Sandra Belzile

Le président Trump a été acquitté le mercredi 5 février sur les deux articles de destitution : abus de pouvoir et obstruction au Congrès.

Sur le premier article, 48 sénateurs ont voté pour la culpabilité du prési-dent contre 52 pour la non culpabilité. Sur le deuxième article, 47 sénateurs ont voté pour sa culpabilité contre 53 pour sa non culpabilité.

Romney
Le sénateur républicain de l’Utah, Mitt Romney, a voté pour condamner Trump et le démettre de ses fonctions en raison de l’article I.

Trump a critiqué Romney d’avoir été le seul sénateur de la majorité répu-blicaine à avoir voté en faveur de sa condamnation.
Le président l’a traité de « mormon pieux » qui a « utilisé la religion comme une béquille » et que « de telles choses peuvent se produire lorsque l’on a connu un si mauvais échec quand on se présente à la présidence », en référence à la perte de Romney face à Barack Obama lors des élections de 2012.

Dans un procès de destitution, Romney serait le premier sénateur de l’histoire à voter pour condamner un président de son propre parti. Romney n’a jamais été un proche allié de Trump et il considérait ses actions « gravement mauvaises ».

Trump
Le président a vanté sa victoire en honorant le travail de son équipe juridique et de ses supporters républicains au Sénat qui ont fait, selon lui, de l’excellent travail.
Devant les médias, Trump a déclaré « maintenant, nous avons ce mot magnifique. Je n’ai jamais pensé qu’un mot sonnerait aussi bien. Il s’appelle : acquittement total ».

Affaire ukainienne
L’an dernier, Trump a gelé l’aide militaire à l’Ukraine en même temps qu’il cherchait à faire mener des enquêtes sur ses rivaux politiques dans le but de l’aider dans la campagne électorale 2020. Finalement, Trump a débloqué les 391 millions de dollars réservés pour l’aide militaire et n’a obtenu aucun engagement des Ukrainiens.

Vindman et Sonland
À cet effet, Trump a congédié le vendredi 7 février deux témoins clés qui étaient venus comparaître sous serment devant la Chambre des représentants en novembre dernier. Il s’agit du lieutenant-colonel Alexander Vindman du Conseil de Sécurité Nationale de la Maison Blanche et de Gordon Sonland, ambassadeur auprès de l’Union européenne et haut responsable ukrainien.

Vindman a immigré de l’Ukraine durant son enfance. Il faisait partie d’un groupe de fonctionnaires qui ont écouté Trump faire son appel téléphonique du 25 juillet avec le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy.

Il a signalé l’appel aux avocats du Conseil National de Sécurité et s’est dit préoccupé par le fait que Trump ait mis de la pression sur Zelenskiy pour enquêter sur un rival politique.

Sonland avait quant à lui déclaré qu’il y eu quiproquo entre Trump et le président de l’Ukraine et que « tout le monde était au courant », y compris le vice-président des États-Unis (Mike Pence), le secrétaire d’État (Mike Pompeo), le chef de cabinet par intérim de la Maison-Blanche (Mick Mulvaney) et d’autres hauts fonctionnaires.

Il avait ajouté que Pompeo et Mulvaney bloquaient la divulgation de documents et de témoignages qui confirmeraient la campagne de pression et que cette dernière les impliquerait probablement personnellement.

Pelosi
À la suite de l’acquittement de Trump au Sénat, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a déclaré : « Vous ne pouvez pas être acquitté si vous n’avez pas de procès.
Vous n’avez pas de procès si vous n’avez pas de témoins et de documents. »