PROCÈS IMMINENT

PROCÈS IMMINENT


Par Sandra Belzile

Le procès au Sénat concernant la destitution du président Trump approche. Le président a demandé le rejet rapide de sa mise en accusation et a suggéré aux sénateurs de renverser les accusations de la Chambre des représentants pour crimes et délits graves contre lui.

Trump a fait ces déclarations sur Twitter alors que la majorité répu-blicaine du Sénat était en route vers un procès complet.

Quelques heures avant ces déclarations, Trump avait annoncé être en faveur d’un procès qui inclurait comme témoins, certains dirigeants démocrates qui le poursuivent.

Après que Trump ait demandé au Sénat le rejet rapide de sa mise en accusation, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a déclaré que « rien ne peut effacer la tache sur sa présidence ». Elle a dit ne pas regretter d’avoir produit des articles sur la destitution et prévoit que Trump pourrait faire face à plus encore.

Impasse
Les dirigeants républicains et démocrates sont dans une impasse quant au déroulement et à la portée du procès pour la destitution.
Nancy Pelosi pourrait envoyer cette semaine les articles de destitution au Sénat. Les démocrates disent avoir un rapport explosif et des preuves de courriels qui donneraient raison d’appeler des témoins à la barre. Le président est accusé d’abus de pouvoir et d’obstruction au Congrès à la suite de témoignages démontrant les efforts de Trump pour faire pression sur l’Ukraine dans un but personnel politique.

Dans une entrevue télévisée accordée à Fox News, Trump a déclaré que « pour le bien de l’administration », il pensait « devoir » invoquer le privilège de l’exécutif pour empêcher l’ancien conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, de témoigner lors du procès de destitution au Sénat. Bolton a déclaré qu’il témoi-gnerait s’il était assigné à comparaître.

Le vendredi 10 janvier, la sénatrice républicaine du Maine, Susan Collins, a déclaré que pour s’assurer que des témoins puissent être appelés dans le procès imminent de destitution de Trump, elle travaillait avec « un assez petit groupe de sénateurs républi-cains ».

Procès
Le procès de destitution au Sénat pourrait débuter le mardi 21 janvier, au lendemain du congé du Martin Luther King Jr. Day. Il pourrait s’étendre sur des semaines.

Pat Cipollone, avocat de la Maison Blanche, sera à la tête de l’équipe de défense du président Trump. Âgé de 53 ans, Cipollone est un ancien fonctionnaire du ministère de la Justice et travaille depuis 2018 sur le cas de la destitution du président.

Iran
Pendant ce temps, Mark Esper, le secrétaire américain à la Défense, a admis le dimanche 12 janvier qu’il « n’avait vu aucune information indiquant que le général iranien, Qasem Soleimani, complotait de bombarder quatre ambassades américaines au Moyen-Orient avant son assassinat ».

L’Iran a attaqué des bases militaires américaines en Irak le lendemain de l’assassinat du général Soleimani ordonné par le président Trump.

Près d’une semaine après la décision de Trump d’assassiner Soleimani, la Chambre des représentants a approuvé une nouvelle résolution.

Avant de prendre toutes nouvelles mesures militaires contre l’Iran, le président Trump sera obligé de demander le consentement de la Chambre.