SCANDALE

SCANDALE


Par Sandra Belzile

Un enregistrement du président Trump et de Lev Parnas, associé inculpé de l’avocat personnel de Trump, Rudy Giuliani, a été dévoilé le 25 janvier. Parnas aurait d’autres documents de preuve à présenter, témoignant de son étroite relation avec Trump alors que ce dernier continue de nier connaître cet individu.

Sur l’enregistrement capté lors d’un souper de donateurs en 2018, qui comprenait des hommes d’affaires inculpés, le président parle de manière animée de la révocation de l’ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch : « Retirez-la demain. Je m’en fiche, débarrassez-vous d’elle » a dit le président.

Yovanovitch a été démise de ses fonctions en avril 2019 sans raison. En tant que diplomate, elle représentait une nuisance pour Giuliani et ses associés, dont Parnas, dans leurs efforts en Ukraine à la suite des demandes personnelles de Trump.

Menace
Trump accuse les démocrates d’être à la tête de sa mise en accusation au Sénat même s’il n’a pas assisté aux débats et qu’il ne devrait pas le faire. Il a écrit un message controversé dans un tweet le 26 janvier : « Shifty Adam Schiff est un POLITITIEN CORROMPU, et probablement un homme très malade.

Il n’a pas encore payé le prix de ce qu’il a fait à notre pays ! » Adam Schiff est président de la commission spéciale du House Intelligence Committee et représentant à la Chambre. À la suite de ce message du président, Schiff a déclaré au réseau télévisé NBC qu’il pensait que le tweet « était une menace ».

Défense
L’équipe de défense du président a continué de présenter ses arguments pour une troisième et dernière journée le lundi 27 janvier. L’équipe démocrate de la Chambre des représentants, dirigée par Adam Schiff, a également eu trois jours pour présenter son cas à partir des deux articles émis contre Trump, soient : 1. Abus de pouvoir ; 2. Obstruction au Congrès.

Pendant les trois jours de défense, les républicains au Sénat ont maintenu que le président était légalement justifié de geler l’aide militaire à l’Ukraine et que le dossier contre lui, ne présente pas clairement une infraction menant à la destitution.

Reportage
Un récent reportage du New York Times signale que Trump aurait directement dit à John Bolton, son ancien conseiller à la sécurité nationale, qu’il suspendrait l’aide à l’Ukraine jusqu’à ce que ce pays ouvre des enquêtes sur ses rivaux politiques.

Bolton a manifesté l’intérêt de témoigner sous serment. Les républicains n’ont pas encore annoncé s’ils assigneraient des témoins à comparaître.
Trump a déclaré sur Twitter : « Je n’ai JAMAIS dit à John Bolton que l’aide à l’Ukraine était liée à des enquêtes sur les démocrates, y compris les Bidens. En fait, il ne s’en est jamais plaint lors de son congédiement rendu public.
Si John Bolton l’a dit, ce n’était que pour réussir à vendre un livre ».

Débat
À la suite de la présentation de la défense, le débat débutera le mardi 28 janvier.
Les démocrates et républicains débattront leurs points pendant deux jours. Ils passeront ensuite au vote pour décider si Trump sera démis de ses fonctions.

Sondage
D’après un sondage dévoilé le 26 janvier par le réseau télévisé Fox News, 50 % des électeurs sont en faveur de retirer Trump de ses fonctions alors que 44 % sont contre. Sur le plan économique, 55 % des électeurs appuient le président.