Desharnais le rouage du Canadien


Par Le soleil de la Floride

Il est vraiment difficile de comprendre l’aversion que plusieurs partisans du Canadien de Montréal manifestent à l’endroit de David Desharnais.

On le dénigre en raison de son manque de robustesse et des batailles qu’il perd constamment sur les rampes.

Il est difficile de dire si son entraineur Michel Therrien l’a affecté sur un deuxième trio pour cette raison ou pour mieux équilibrer ses lignes d’attaque. Peut être pour les deux.

Peu importe le véritable motif, cette décision sert très bien le Canadien. Cette équipe peut enfin compter sur deux trios capables de fournir une contribution importante à l’offensive, ce que l’on n’avait pas vu depuis plusieurs saisons.

Après le vingtième match, au quart de la saison, Plekanec-Pacioretty-Gallagher avaient marqué 27 buts contre 23 pour Desharnais-Weise-Fleischmann.

Le trio de Plekanec est constamment utilisé en première vague de l’attaque à cinq.

On le sait, le Canadien ne compte pas sur un véritable premier joueur de centre. Et en ce moment, il ne s’en trouve aucun dans son organisation prêt à remplir ce rôle. La perle rare doit posséder le gabarit imposant et la puissance dans tous les sens.

Alex Galchenyuk, quoiqu’en disent plusieurs, n’a pas les qualités nécessaires, pour remplir ce poste. Pas encore du moins. Il n’a pas une large vision périphérique ce qui fait qu’il n’est pas un passeur émérite. Il possède de bonnes mains mais il est plutôt un ailier.

Si en quatre ans il n’est pas parvenu à forcer son entraineur à l’utiliser au centre, c’est qu’il ne répond pas totalement aux critères.

Alex ou David

Alors on en arrive à la question. Qui est le vrai centre entre Plekanec et Desharnais. Faudrait peut-être le demander aux quatre autres attaquants du top 6 du Canadien. On sait trop bien qu’ils n’en diraient rien. Mais il est visible que Max Pacioretty souffre largement de cette rupture d’avec David, son joueur de centre depuis la Ligue américaine.

Lorsque Pacioretty a marqué son neuvième but contre les Canucks la semaine dernière, il s’agissait de son premier en dix rencontres contre un gardien. Il avait compté une autre fois dans un filet désert.

Si Plekanec est un joueur plus hargneux que Desharnais, ce dernier est un meilleur fabriquant de jeu et un meilleur passeur que le Tchèque.

Desharnais donne un nouveau souffle à Tomas Fleischmann, un joueur dont la carrière était à toute fin utile terminée. En même temps, il permet à Dale Weise de se préparer à signer le contrat le plus lucratif de sa carrière. Avec encore une soixantaine de parties à jouer, Weise n’a qu’à toucher la cible une dizaine de fois et il entrera dans le cercle des joueurs à quatre millions par année. Qui l’eut cru?

Si c’est ce qu’il exige, cela signifie qu’il s’en ira ailleurs.

Avec Desharnais comme centre, il va atteindre cet objectif, pas de doute..

David Desharnais n’est pas un centre de premier trio. Le fait de se retrouver sur le deuxième lui rend justice. Il n’a pas le physique de l’emploi pour mener une première ligne d’attaque. Mais il possède suffisamment de qualités pour pivoter sur la deuxième unité.

Son principal atout est son intelligence et son sens du hockey. Sa vision dépasse largement la moyenne et il est absolument doué comme passeur.

Il pousse parfois un peu trop la générosité envers ses ailiers plutôt que de lancer, ce qui l’empêche de montrer une fiche de buts plus éloquente.

Lorsqu’il se retrouve sur l’attaque à cinq, il est le meneur de jeu. C’est là justement que l’on peut admirer chez lui cette intelligence, son œil périphérique, ses mains et ses passes savantes.

Malheureusement, lorsque l’équipe adverse est plus lourde et robuste, on le voit moins. C’est de là que viennent les récriminations à son endroit.

En ce moment, il est un attaquant indispensable pour le Canadien.

Pour la simple raison que c’est de ses performances que dépendent les succès inattendus de Fleischmann et Weise et qu’enfin, le Canadien peut compter sur une deuxième ligne d’attaque productive.

Un petit tour

Leon Draisaitl n’a pas attendu longtemps pour convaincre les Oilers qu’il avait sa place sur cette équipe.

Il a joint l’équipe au onzième match de la saison. À ses huit premières parties, il a marqué six buts et obtenu huit passes et a récolté trois points dans quatre parties.

On peut réaliser à quel point les reprises sont devenues un outil indispensable dans la LNH. On voit maintenant combien toutes les équipes subissaient des injustices sur des buts accordés ou refusés ou sur des buts marqués à la suite de hors jeu. Aussi, on réalise que souvent les arbitres prennent de mauvaises décisions et qu’en même temps ils restent des humains. Les reprises se multiplient durant un seul match. Toutefois leur jugement fait encore trop défaut lorsqu’ils ferment les yeux sur des infractions indiscutables.

La prolongation à trois contre trois ne fait peut être pas l’unanimité. Il reste que cette initiative dans la Ligue nationale est particulièrement excitante. Plus les équipes s’y habituent, moins ces séquences sont courtes. Il fallait s’y attendre les entraineurs trouvent davantage de moyens pour tirer profit de cette situation.

Ceux qui ont vue cette prolongation entre Los Angeles et Philadelphie mardi de la semaine dernière en ont eu pour leur argent. Souvent ce sont les moments les plus excitants de la soirée. Les King l’ont emporté 3-2 en tirs de barrage. Les gardiens ont été miraculeux.

Ce n’est pas pour rien que la LNH en fera son spectacle plutôt que de nous offrir l’insipide match des étoiles habituel.

Evgeni Malkin est sorti de ses gonds la semaine dernière en criant, haut et fort, que son équipe jouait du mauvais hockey. Le lendemain, il a pris la situation en main face au Wild du Minnesota en menant les Penguins à une victoire de 4 à 3 avec deux buts et deux passes.

Quatre joueurs des Penguins de Pittsburgh ont remporté le championnat des compteurs. Mario Lemieux six fois, Jaromir Jagr cinq fois, Sidney Crosby et Evgeni Malkin deux fois chacun.

Les Panthers n’ont pas de chance. Après l’absence prolongée de leur premier centre, Aleksander Barkov, c’est maintenant un de leur pilier à la ligne bleue, Dmitri Kulikov, qui ratera entre deux et quatre semaines.