QUI EST LE VRAI CANADIEN ?

QUI EST LE VRAI CANADIEN ?


Par Tom Lapointe

En temps de pandémie, où se succèdent des parties de hockey dans un calendrier qui ressemble davantage à une saison de baseball avec ses trois parties en quatre jours, tous les scénarios sont possibles à écrire.

Au moment d’écrire cette chronique, vingt joueurs des Canucks venaient de tomber au combat sous les effets de la COVID et de son nouveau variant brésilien. Rien pour danser la samba dans le vestiaire du club de la Colombie Britannique.

Les Canucks reviendront possiblement au jeu le 8 avril. Si aucun autre cas ne s’ajoute sous ce protocole de ce virus qui se porte en chemisette de nuit au corps et bas de laine aux pieds.

Le club ne sait pas encore quand se terminera sa saison. Et pour ajuster à leurs maux de tête et vomissements, les Canucks sont presque déjà éliminés des séries de fin de saison dans une division qui en perd soudainement le Nord dans la Ligue nationale de hockey.

Vancouver rime comme enfer.

En début de cette saison 2021,  les Devils du New Jersey et les Sabres de Buffalo furent les premiers atteints de ce virus qui fut d’abord chinois. Un pâté dont la planète se serait bien passé.

Et les Devils et les Sabres ne se sont jamais remis sur pieds depuis qu’ils ont été affectés. New Jersey se fait encore déshabiller dans sa division et Buffalo présente son plus horrible panache depuis son arrivée dans la ligue.

Le Canadien avait évité cette pandémie jusqu’au 20 mars dernier quand Joël Armia et Jesperi Kotkaniemi furent démasqués dans un appartement montréalais lors d’une soirée imprévue en temps de bulles sans champagne.

Le Canadien revint au jeu le 30 mars et disputa deux matches sans failles pour signer une troisième victoire de suite. Il n’en fallut pas plus pour que fans et certains p’tits amis journalistes du Canadien se mettent à encenser Marc Bergevin.

Allant même jusqu’à le proclamer déjà dg de l’année.

Misère, calvaire. Quarante-huit heures plus tard, le Tricolore perdit son bleu-blanc-rouge dans une lessive digitalisée par des Sénateurs d’Ottawa soudainement tout en couleurs.

Mais qui est donc le vrai Canadien ?

Celui du lendemain de pandémie ou celui du samedi soir de Samedi Saint ?

Bien malin qui peut rapidement répondre à ces questions pour des raisons qui nous font toujours la perdre la raison.

Le premier casse-tête porte le chandail numéro 31 avec un Price qui n’arrive pas à s’acheter un prix gagnant. Carey connaît sa pire saison en carrière dans un moment où son principal partisan, son patron Marc Bergevin, a misé sa dernière collection et chemise sur lui.

La deuxième énigme du Jeopardy canadien s’appelle Shea Weber. Un barbecue qui fait de mauvaises rôtisseries par sa lenteur dans le feu de l’action.

Et la troisième est l’irrégularité de tout le groupe, dont le chef de file est certes un certain Jonathan Drouin.

Bergevin a sorti une carte de son jeu en sortant Eric Staal de l’État de New York, aux abords des Chutes Niagara. Âgé de 36 ans, on mise sur son expérience au poste de centre pour enseigner de la sagesse aux deux plus jeunes à ce poste, Suzuki et KK.

Mais comment se terminera cette année pour le Canadien ?

Parade de la Coupe Stanley en juillet ?

Ou élimination hâtive vers la mi-mai qui finira par un congédiement de Bergevin sans douillet ?

Même moi j’en perds mon latin.

Mes lapins.

S’il vous plaît éclairer ma lanterne.

Parce que franchement la mienne est déjà éteinte et en berne.