Le CH dans la « schnoutte »
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Le CH dans la « schnoutte »


Par le soleil de la floride

Le Canadien de Montréal doit être soulagé de cette interruption de la saison.
Parce qu’il ne va plus nulle part. Depuis longtemps d’ailleurs.

On se demande quand il fera un véritable virage pour donner une sérieuse direction à cette équipe qui s’enlise dans une culture de perdant depuis l’entrée de Marc Bergevin, qui atteindra dans quelques mois sa huitième année d’échec.

La situation est tellement pénible que Claude Julien ne trouve plus des propos sensés devant la presse pour expliquer les déboires, dont les anciens joueurs de l’époque glorieuse en sont humiliés.

Le pire c’est que si cette organisation décide un jour d’emprunter le sentier des équipes qui ont vraiment choisi de rebâtir leur concession, il lui faudra au minimum trois à quatre années pour atteindre le statut respectable.

Pour le moment, le Canadien donne l’impression de se contenter de la situation. Au cours des trois dernières années, le propriétaire Geoff Molson s’est enrichi de 24 millions de dollars en économisant huit millions sous le cap salarial.
Marc Bergevin a fermé le clapet à la majorité des scribes partisans, surtout ceux de RDS et TVA en confirmant le poste de Julien qui pourtant n’a pas atteint les éliminatoires à ses six dernières saisons comme entraîneur.
Pourtant, quelques jours auparavant, il mettait en doute le retour de son entraîneur.
Sûrement que le propriétaire Geoff Molson est intervenu pour corriger l’intention de Bergevin, qui en renversant ses propos confirmait son propre poste.
Les partisans devront prendre leur espoir en patience parce qu’en ce moment, aucun joueur de l’organisation ne montre le talent d’un surdoué.

Si Bergevin a réussi quelques bons coups avec l’acquisition des Tatar et Suzuki contre Max Pacioretty, qui a jusqu’ici 32 buts à Vegas, de Danault et de Petry, on peut vraiment lui reprocher l’échange du solide Mikhail Sergachev pour Jonathan Drouin et le choix de Jesperi Kotkaniemi plutôt que Brady Tkachuk qui a marqué jusqu’ici 22 buts et obtenu 23 passes.

Le Canadien vient d’encaisser sa 40e défaite.
Les plus réalistes savent que l’avenir de cette formation n’a rien d’optimiste.
La situation pourrait même se détériorer, au cours des prochaines saisons, parce que l’arrimage entre quelques vétérans, dont Weber et Price, qui approchent de 36 et 33 ans, ne sera pas au rendez-vous puisque les espoirs chez le Rocket de Laval déçoivent tandis que ceux des rangs juniors ne joindront pas le Canadien avant au moins trois ans. Face à ce dilemme, il ne faudrait pas se surprendre que Price, qui a répété vouloir gagner la Coupe Stanley, demande à son patron de l’échanger à un candidat à cet honneur.

Entre temps, à la fin de la prochaine saison, Tatar, Danault, Petry et Gallagher exigeront des hausses salariales importantes en tant que joueurs auto-nomes sans compensation. Rien ne dit que l’un d’eux n’acceptera pas une offre d’une autre équipe.
Comme il croit à son « noeuf » comme il le dit, Bergevin est resté plutôt silencieux lors de la période des échanges. On peut douter de son succès le premier juillet parce que c’est reconnu que les agents libres les plus désirés refusent de s’amener avec le Canadien. Ils seront encore plus retissant face à une équipe qui ne parvient pas à atteindre les éliminatoires.

En un mot, on ne sait plus quand cette équipe sortira des décombres. Probablement pas avant quelques années. Le temps que l’on fasse un véritable ménage à partir de Bergevin et Julien.