Le sport ne pèse plus

Le sport ne pèse plus


Par le soleil de la floride

Il y a deux semaines dans cette chronique, Le Soleil de la Floride affirmait que la saison de hockey était terminée.

Depuis plus d’un mois le monde sportif de la planète est totalement paralysé.

Quelques soient les hypothèses de sa renaissance, les conséquences de la COVID-19 vont être tellement dommageables qu’on ne peut plus imaginer de quelle façon se redres-sera ce monde qui amuse les peuples.

Reste qu’il n’y a pas le moindre doute que les amateurs ne se bouseront pas pour envahir les stades et les amphithéâtres. Les équipes n’attireront qu’une poignée de fanatiques et d’amateurs nettement téméraires, pour ne pas dire insouciants.

Les directions de tous les circuits sportifs devront remettre combien de fois un premier départ ?
La situation commence déjà à se détériorer au point où les plus angoissés craignent leur organisation devoir fermer les livres.
Les plus pessimistes voient leur domicile vide, les droits de télévision dégringolés, ce qui est la vache à lait de tous les sports professionnels et universitaires, et toutes les boutiques de souvenirs désertées.
Les annonceurs, particulièrement les constructeurs de véhicules, auront moins de dollars à dépenser sur les petits écrans d’autant que le citoyen mettra sa priorité sur autre chose que de changer sa voiture.

Cette crise est tellement féroce, inégalée, morbide, décourageante, que le peuple devra d’abord dépenser ses dollars pour l’essentiel, pour le pain et non pour les jeux.
Il faut aussi s’interroger à savoir si un nombre d’athlètes multimillionnaires de tous sports ne craindra pas de se retrouver près de quelques milliers de supporteurs.
De tous les sports professionnels, la Ligue nationale de hockey est la moins riche. C’est elle qui a été frappée le plus durement puisqu’elle offrait une fin palpitante juste avant les séries éliminatoires, qui devaient justement commencer ces jours-ci. On sait que durant le bal printanier les joueurs ne touchent plus de salaire et tous les revenus sont versés dans les coffres des équipes et de la Ligue. C’est pourquoi la direction du circuit espère toujours voir ses activités reprendre dans quelques mois, bien que des éliminatoires en juillet et août soient plus que bizarres et moins intéressantes.

Quoiqu’il en soit, d’importants dommages sont déjà causés. Les joueurs devront payer la note. Alors qu’il y a un mois on parlait d’un nouveau cap salarial entre 84 et 85 millions dollars, aujourd’hui il est plutôt question d’une baisse du maximum de la dernière saison qui était de 81,5 millions. Si le chiffre se situe près de 77 millions, cela signifie que les joueurs seront forcés d’accepter des diminutions de salaire tandis que ceux qui ont à renégocier leur contrat devront être moins gourmands.

Si la situation, à la grandeur de la planète, provoque la peur chez les populations, le monde du sport ne pèse plus vraiment dans nos vies.