Que choisira Bergevin?
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Que choisira Bergevin?


Par le soleil de la floride

Le directeur gérant du Canadien de Montréal doit, dans une large mesure, se sentir piégé quant à sa prochaine saison. Si bien sûr il occupe encore son poste, ce qui devrait être le cas.
L’élimination à toute fin utile, avant la fin de janvier, est un autre échec durant son terme de huit ans. Pour prendre part au bal printanier, le CH devait, à partir d’hier soir contre les Capitals, récolter 45 points sur une possibilité de 64. Une situation irréelle puisque les formations devant lui ne cessent d’accumuler les gains et montraient une priorité de dix points au classement avant le match des Étoiles.
L’équipe de Bergevin connaît une autre saison décevante. Au moment d’écrire ses lignes, le Canadien accuse un retard de dix points par rapport à l’an dernier après le même nombre de matchs disputés.
Jusqu’ici sa meilleure performance a été de trois maigres victoires consécutives. Les analystes, les journalistes et les fervents s’interrogent tous à savoir qu’elle sera le nouveau plan de Marc Bergevin d’ici le 24 février, fin de la période des transactions.
La grande question est de savoir s’il se résignera enfin à entreprendre une véritable reconstruction, ce qu’il aurait dû faire après la saison 2017-18 lorsque son groupe avait montré un triste dossier de 40 défaites, 13 échecs en prolongation et seulement 29 victoires.
Lors de ces saisons, Bergevin avait plutôt choisi d’embaucher des joueurs sans panache tel les Otts, Martinsen, Schlemko, Flynn, King, Terry, Streit, Morrow, Davidson, Nesterov, Hemsky, Montoya plutôt que d’adopter la politique des Rangers et des Sénateurs, qui ont liquidé des joueurs vedettes pour garnir leur banque de choix de repêchage.

S’il maintient son plan « reset », qu’il affectionne, il risque de faire patate, comme lors des dernières saisons, ce qui signifiera sans le moindre doute son congédiement. D’ailleurs, de nombreux membres des médias montréalais commencent à demander sa tête, eux qui en général, se gardent toujours une certaine gêne face à la direction de l’équipe.
Faut-il répéter que cette organisation ne compte aucun surdoué et est totalement démunie de profondeur. Les échecs du Rocket de Laval en font la preuve. À l’attaque, seul Nick Suzuki montre les qualités d’un véritable joueur d’avenir et très productif. Les autres juniors restent des projets comme c’est le cas chez toutes les autres équipes de la Ligue nationale.

De 2012 à 2017, des 45 choix au repêchage du Canadien seuls Lehkonen et Mete sont toujours à Montréal. Et ils sont loin d’être dominants. Le repêchage de cette équipe est un gâchis. En 17 ans du règne de Trevor Timmins, Tomas Plekanec est le seul choix qui a atteint 70 points en une saison.
Jusqu’ici cette saison, huit joueurs ont été rappelés de Laval pour un total de 67 matchs. Le résultat montre l’absence totale de talent puisqu’un seul joueur, Poehling, a réussi un but tandis que ce groupe s’est contenté de quatre passes.L’entrée positive d’Ilya Kovalchuk risque de fausser la donne. Surtout qu’il pourrait prendre une autre destination l’été prochain puisque son grand désir est de gagner la Coupe Stanley, ce qui est à des années lumières du Canadien.
C’est au cours des prochaines semaines que l’on saura si les Tatar, Domi, Scandella, Petry, Armia, Danault, Kovalchuk et même Weber se trouveront sur le marché en retour de choix de repêchage ou si Marc Bergevin se contentera à nouveau à faire du rapiéçage, ce dont il est spécialiste.
Où seront tous ces joueurs lorsque le Canadien deviendra une équipe de premier peloton ?
En tardant une renaissance, le directeur-gérant du Canadien s’est peinturé dans le coin. S’il choisit de transiger, il est peu probable qu’il obtienne un choix de première ronde et si c’est le cas, ce sera un joueur plutôt tard sur la liste des juniors. Une vente d’actifs pour entreprendre une reconstruction signifierait un recul pour quelques saisons, ce qui est nécessaire.
S’il reste conservateur, il risque l’an prochain de se retrouver dans la même situation c’est-à-dire hors des éliminatoires.
Quel que soit son choix, Marc Bergevin se retrouvera sur un siège éjectable.