L’IMPACT DE  FACEBOOK SUR VOTRE BIEN-ÊTRE

L’IMPACT DE FACEBOOK SUR VOTRE BIEN-ÊTRE


Par Sylvain Bruneau

De plus en plus d’études mettent en lumière les effets de l’usage des réseaux sociaux sur la santé mentale de leur utilisateur. La thèse doctorale de Gabrielle Blais, présentée au Département de psycho-éducation et de psychologie à l’Université du Québec en Outaouais en 2020, examine la relation « […] entre l’utilisation de Facebook, la comparaison sociale et le bien-être psychologique. »

Parlons d’abord de la comparaison sociale : 

Elle est inévitable car il existe chez l’être humain une tendance innée à vouloir se situer par rapports aux autres ( Festinger, 1954 ). D’autres études ont démontré que « […] les gens préfèrent connaître leur statut par rapport aux autres en se livrant à des comparaisons sociales plutôt que d’avoir recours à des informations objectives ( Pomery et al., 2012) ». 

L’auteure de la thèse montre que la comparaison sociale est un mécanisme mental déterminant dans la relation entre l’utilisation de Facebook et le bien-être psychologique. Elle explique clairement que plus une personne utilise Facebook, plus elle fera des comparaisons sociales : « […] l’intensité d’utilisation du site a une incidence sur la tendance des individus à se comparer aux autres […] » 

Cette utilisation intensive est liée à la fréquence des comparaisons sociales et cette fréquence « […] à laquelle les gens se comparent aux autres sur le réseau est positivement associée à l’émergence de sentiments négatifs à la suite de telles comparaisons, (Lee, 2014). » Blais, 2020. Les recherches montrent que plus une personne utilise Facebook, plus elle est exposée au contenu des autres utilisateurs et plus elle se compare. Plus elle se compare, plus elle développe une perception négative d’elle-même, compte tenu que les autres ne présentent que le meilleur d’eux-même.

Les gens qui font une utilisation intensive de Facebook sont portés à croire que les autres sont plus heureux et ont une vie plus belle qu’eux. Selon plusieurs analyses, plus une personne a tendance à se comparer socialement, plus elle a une opinion négative d’elle-même et une estime de soi plus faible et « une moins bonne santé mentale».

Bref, cette thèse bien documentée de Gabrielle Blais affirme clairement que plus les gens utilisent Facebook « […] plus ils démontrent des symptômes de dépression ». Cette relation est médiée par la comparaison sociale négative. 

En conclusion, l’usage trop intense de Facebook peut entraîner des difficultés au plan de la santé mentale. Certains chercheurs n’hésitent pas à affirmer que le réseau social nuit au bien-être des gens plutôt que de l’améliorer.