POSTURE DE MÉDITATION

POSTURE DE MÉDITATION


Par Sandra Belzile

La méditation a connu une popularité grandissante au cours des dernières décennies et elle atteint son apogée avec l’éclosion de ses nombreux moyens de la pratiquer. En temps de pandémie, la méditation s’avère être un outil précieux et il est facile de s’outiller pour méditer avec toutes les applications existantes, le Web et les réseaux sociaux qui en font la promotion.

Quelle posture adopter pour méditer ? Will Johnson s’est penché sur la question et relate sa vision dans un petit bouquin intitulé The Posture of Meditation. Il s’agit d’un manuel pratique pour les pratiquants de toutes les traditions.
D’après l’auteur, la méditation n’est pas qu’une activité de l’esprit ! Et pourtant, la posture dans cette pratique a souvent tendance à être sous-estimée alors qu’une posture alerte et détendue est un excellent moyen d’éclaircir l’esprit et d’ouvrir le cœur. Selon Johnson, elle activerait même des énergies naturelles de guérison à la fois pour le corps et l’esprit ! Voici trois attributs à considérer pour adopter une posture de méditation optimale.

Alignement
Selon Johnson, dans une posture assise, le méditant devrait avoir le bassin un peu surélevé par rapport aux genoux pour lui permettre d’aligner le bassin, la colonne vertébrale et la tête et pour permettre que les deux côtés soient assez symétriques. Tous les segments doivent être directement empilés l’un sur l’autre pour que le corps puisse se maintenir en équilibre. Érigée et active, la posture doit continuellement être en micromouvement et en ajustement à partir de la liberté du mouvement du bassin. Lorsque nous sommes alignés, la gravité travaille pour nous au lieu d’avoir à travailler contre elle. Mais attention !
Ce n’est pas un alignement rigide ou artificiel qui est recherché, mais plutôt un alignement naturel et confortable, tel un processus organique qui évolue naturellement et qui se transforme au fil du temps.

Relaxation
La relaxation ne peut arriver complètement sans l’alignement d’après Johnson. L’alignement est la clé pour atteinte rapidement une relaxa-tion. C’est en relaxant à travers l’abandon du poids du corps à la force de la gravité que les tensions disparaitraient et que nous pourrions devenir plus conscients de nos sensations et de nos sentiments et que nous pourrions expérimenter le corps tel qu’il est. Cela permettrait d’entendre et de voir avec une plus grande clarté. Ainsi, le monologue interne de l’esprit commencerait à diminuer naturellement et en apprenant à expérimenter ces composantes de la réalité (nos sensations, visions, sons, goûts, odeurs et pensées) avec plus d’aisance et de précision, nous commencerions à entrer dans des niveaux plus profonds de conscience de cette réalité.

Résilience
Ici, la résilience est associée directement à la respiration et à l’immobilité. Paradoxalement, elle consiste à demeurer assez immobile dans une posture continuellement en mouvement. Appliquée à la posture de méditation, la résilience revient à accepter et à céder aux forces de la nature qui nous affectent et qui bougent à travers nous, comme la force de la gravité, les sensations dans le corps ou le mouvement de la respiration. La résilience concerne donc la flexibilité et implique toujours un mouvement de relâchement, d’abandon. En somme, elle est la qualité qui entretient l’alignement et la relaxation et qui prolonge leur présence au fil du temps. Porter attention à la respiration serait la manière la plus directe de contacter la nature subtile du mouvement résilient.
S’il la patience est de mise et qu’être consciencieux favorisera la posture de méditation, il faut dire qu’elle est accessible à tous, car il existe une posture unique pour chacun qui évolue continuellement.
La posture de méditation est un processus et non pas un but à atteindre, alors bonne pratique !