VIVRE À BORD D’UN BATEAU: LE RÊVE ET LA RÉALITÉ POUR FRANCE ET BERNARD

VIVRE À BORD D’UN BATEAU: LE RÊVE ET LA RÉALITÉ POUR FRANCE ET BERNARD


Par Dorik Moisan

Plus que quiconque, Bernard Petitgrew, de Québec, a navigué la Côte est des États-Unis comme s’il l’avait serpentée toute sa vie. Dans son cas, comme le veut la maxime, ce n’est pas l’homme qui prend la mer mais la mer qui prend l’homme !

Rencontré avec sa conjointe France Daigle, en prévision de leur prochain voyage vers New York à bord de leur bateau à moteur long de 55 pieds,
Bernard était fébrile à l’idée de parcourir autant de millage par des lieux féériques. Reste à savoir si le coronavirus les obligera à remettre à plus tard ce périple prévu pour le mois de mai…

Bateau performant
Le moteur du bateau est d’une capacité de 1 000 gallons, ce qui est énorme. Une consommation de quatre gallons à l’heure, ce qui nécessite environ 50 gallons pour faire un aller-retour entre Fort Lauderdale et les Bahamas.
Ils naviguent ainsi depuis 1995, à vitesse réduite, qu’il dit idéale à huit nœuds et qu’il peut faire grimper jusqu’à 18 nœuds. De son bateau évalué à deux millions de dollars, s’en dégagent de très bonnes performances.
La coque ne touche pas l’eau et les effets des vagues sont diminués en raison de deux stabilisateurs.

Voguer en silence
À chaque expédition, le bateau quitte, enveloppé de rêves. La sensation des mers calmes et sans orage leur permet de se laisser bercer allègrement et de voguer en silence. Toutefois, Bernard avoue redouter le vent du Nord, celui qui a provoqué nombre de naufrages. Sur l’eau, France et Bernard se disent toujours poussés vers de nouveaux rivages, de nouveaux lieux paradisiaques.

Se méfier de la météo
Il s’agit de leur cinquième bateau à moteur en 25 ans, passant de longueurs allant de 25 à 55 pieds, aux signatures Trawler et Fleming. Selon Bernard, il ne suffit pas de connaître les marées pour être un bon marin mais surtout, savoir lire la météo car à tous instants, ils lèveront l’ancre si le vent le permet !

Tempête
Il y a quelques années, ils se souviennent très bien ne pas s’être méfiés de la météo alors qu’ils se sont retrouvés piégés sur le fleuve Saint-Laurent, en pleine tempête, entre l’Isle-aux-Coudres et l’Île d’Orléans. Le ciel était clément puis soudain, le vent s’est levé à une vitesse effarante, faisant basculer le bateau comme jamais auparavant. « Nous avons pensé à la garde côtière, tellement nous étions bousculés par ces bourrasques de vent et des vagues si énormes ».

Baie Chesapeake
Il va s’en dire qu’ils ont navigué tout le Québec, une bonne partie de l’Ontario, le golfe du Mexique, etc. Quant à leur prochain long voyage, qui devrait être à compter du mois de mai sur la Côte est américaine, ils longeront tous les États jusqu’à celui de New York, vers la Baie de Chesapeake, port de plaisance très convoité. Tout au long du parcours, ils feront escale à différents endroits sélectionnés au préalable. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont le pied marin…
Le couple ne se lasse jamais de cet air salin et des poissons frétillants autour d’eux. Une sensation de liberté, à la recherche de lieux de paix et des îles de bonheur. Vivre à bord d’un bateau, un rêve de beaucoup de gens ! Bref, c’est la réalité pour France et Bernard.